mardi 26 avril 2011

Will & Kate... ou l'overdose de thé!

Au grand désespoir de ma môman, il s'avère que je suis une fille assez peu romantique. Alors bien entendu, le romantisme "de base", je suis pour, mais dès qu'il passe le niveau déclaration sur un panneau publicitaire ou je ne sais quelle autre joyeuseté, je recule fissa.


En matière de romantisme neuneu, de robes meringues et d'objets dérivés tous plus kitchouilles les uns que les autres, nous sommes actuellement vernis!
Pour celles et ceux qui vivraient délibérément dans une grotte, à l'abri de la royale agression que nous subissons quotidiennement depuis au moins quinze jours, le fils aîné et quelque peu chauve de feu Lady Di et Catherine Middleton, aka Kate (fausse roturière car bien riche comme il se doit) se diront Ouiiii pour la vie (hum) vendredi. Sortez vos mouchoirs, ou pas.

Attention, je ne suis pas une insensible non plus.
Un mariage royal, ce peut être sympathique. Mais point trop n'en faut! Je m'explique : non contentes de couvrir "en direct live" la cérémonie, les chaînes françaises (qui a dit que nous ne pouvions pas encadrer les anglais?) nous bourrent le mou, rien de moins, depuis quinze jours/trois semaines.
Et vas-y que je t'explique en long, en large et en travers le parcours de Kate qui, pour cause de mal des transports (beurp), devrait laisser le carrosse aux vestiaires pour l'aller et ainsi privilégier la R&R Phantom bordeaux de la Queen... On enchaîne avec la sécurité, les anarchistes, sans évidemment oublier LA robe de mariée... Mais qui donc a eu l'honneur de confectionner la future robe la plus copiée de l'année 2011?


Mais je ne peux être complète sans faire un rapide détour sur les objets dérivés (mentions spéciales aux préservatifs, tongs et sacs à vomi) et les mamies fofolles qui font de leur appart un musée vivant ou en porcelaine, c'est selon. Je ne peux en effet pas passer à côté car... je n'ai pas le choix! Matin, midi et soir, je vis avec Will & Kate on TV en ce moment.

Avec tout ça, il y a tout de même un souci.
Qui a dit à Kate qu'elle se préparait à vivre sur une autre planète jusqu'à ce que mort s'en suive? Les sorties de boîtes/bars/soirées en étant quasi bourrée à 3h du mat', les muffins à aller chercher à la boulangerie du coin le dimanche matin sans maquillage... Cette vie n'est déjà plus qu'un lointain souvenir. A la place, bonjour le sourire ultra-bright incrusté sur son visage même si elle a une gastro, la cohorte des paparazzi (même si elle en a déjà l'habitude) qui lui tiendraient presque la main, le devoir de réserve...
Sans compter la longue attente qu'elle entame pour voir un peu son mari qui sera soit envoyé à l'arrière du front par sécurité, soit dans un patelin paumé de Galles en attendant que Daddy casse enfin sa pipe...

Ah oui, c'est sûr, c'est une belle vie de princesse!

Bref...
Que William et Kate se marient, c'est beau, c'est bien, c'est... Qu'on en fasse la une des journaux, pourquoi pas, mais la veille ou le jour J, pas quinze jours avant! Cette overdose de flonflons me file un urticaire foudroyant. Un peu de royauté, ça va, trop, bonjour les dégâts!

Et vous, qu'en pensez-vous? En voulez-vous encore ou êtes-vous rassasiés? Stop ou encore?
God save the Queen! Enfin pas trop longtemps pour ce pauvre Charles qui attend...

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vendredi 22 avril 2011

J'aime la glace menthe-chocolat!

Il y a quelques jours, je faisais déjà le point ici sur la saison des régimes officiellement lancée depuis peu. Cent fois sur le métier remettons notre ouvrage... Et puis merde alors!


Et si, pour une fois, nous prenions "3 kilos avant l'été", comme préconisé par Chloé Saada?
Ma foi, avec toutes les nouvelles boutiques qui pullulent ici et là, qui nous font baver d'envie plus que de raison, j'estime qu'entamer un régime dès à présent relève purement et simplement de l'utopie. Cupcakeries, Pâtisserie des rêves, brunches à tester, bons plans restos... N'en jetez plus! Je veux pouvoir me délecter de macarons, d'éclairs au chocolat, de glace menthe-chocolat, mais aussi de bon pain frais, de fromages...

Le business de la cuisine ne fait qu’amplifier, les incitations à nous mettre derrière les fourneaux se multiplient et certains voudraient nous priver de tout? C'est le chat qui se mord la queue, un cercle vicieux, un monde virtuel...

Mais que suis-je bête...
Maigrir, c'est manger sainement voyons! Et surtout, faire du sport! Quand on pose la question aux "célébrités"... "Mais comment faites-vous?"... Je mange moins et fais du sport! Sans rire, nous avons tous et toutes un coach à demeure dans le salon qui nous martyrise deux/trois heures par jour, tous les jours! C'est évident. Maigrir, rentrer dans le moule, c'est tellement simple!

Pour couronner le tout, non content de nous narguer avec le lapinou de Pâques en chocolat, les magazines se réveillent, ou du moins font semblant, et portent au pinacle les vraies/fausses rondes. Être ronde, c'est "in", tendance. Pas tant que ça d'ailleurs, si l'on en juge l'article élogieux sur la perte de poids astronomique de Marylou Berry. Wahou, trop forte la Marylou. Tant mieux pour elle, j'aimerais sincèrement en faire autant. Mais le discours sous-jacent à savoir "Enfin Marylou, vous êtes maintenant "normale", donc belle!" transpire plus que jamais entre les lignes. Et c'est moche.

Parce qu'attention, je suis (très) ronde et je ne m'assume pas.
Sortir boire un verre avec un pote rencontré sur Twitter? Inenvisageable, pour le moment. C'est triste, je sais. Mais je m'égare...

Oui, je m'égare, car mon propos est avant tout, l'espace d'un moment, d'une semaine de se lâcher ou au moins de tenter de le faire. Vous avez une envie irrépressible d'un croissant (en passant, le croissant au beurre est moins calorique que le croissant "simple", bourré de margarine bien grasse)? Et bien dégustez-le!


Y'a qu'à. Je sais.
Mais de temps en temps, se déculpabiliser, c'est bon pour le moral.

Voilà, j'en ai fini avec ce billet sans queue ni tête et quelque peu brouillon, tout droit sorti de ma caboche révoltée. Mais si je ne peux même plus vous faire lire n'importe quoi, où va-t-on?!
Et vous? Quel est l'objet de votre attention en ce moment? Un détail? Une actualité? Partagez-le!

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dimanche 17 avril 2011

Je suis Super Ficielle - Sweet Sticky Notes ou l'addiction aux post-it...

Je suis une "addict".
Ce n'est pas grave en soi et l'impact sur la santé est inexistant. Seul mon compte en banque déjà fort mal en point pourrait, éventuellement, se plaindre. Mais je les aime, je les collectionne, pire, j'évite autant que faire se peut de les sortir de leur paquet.

Ils sont petits, moyens, grands. Ils collent ou ne collent pas. Mais j'ai tout de même une nette préférence pour la version "sticky".

Les post-it!
J'en suis fan. Et depuis qu'une amie m'a fait découvrir la boutique Bird on the Wire, le virus s'est implanté encore plus profondément dans mes fragiles cellules. En résumé, j'en fais collection. S'en rendre compte, c'est déjà un premier pas vers la guérison n'est-ce pas?!


Avec les carnets, autre marotte dont je ne peux me défaire, même avec toute la bonne volonté du monde, les post-it envahissent mon espace vital.
J'ai toujours a-do-ré les papeteries. On pourrait m'y laisser une, voire deux heures et revenir, je serais toujours au même endroit, les yeux papillonnant à droite et à gauche. Par contre, une précaution s'impose, retirez-moi ma carte bleue, parce que dans le cas contraire, elle risquerait de fondre sous la chaleur à force d'être utilisée.


Dernier achat en date, une cupcake en post-it non collant et diverses petites choses.
Évidemment, ces petites choses ne resteront pas indéfiniment dans mes tiroirs, car le but ultime est tout de même de s'en servir. Je ne vous cache pas que lorsque ce moment viendra, j'aurai un petit pincement au cœur. C'est grave. Mais voilà, en tant que membre de la team des Super Ficielles dont la reine est Douce Mise en Scène, je ne peux m'empêcher de rester à l'affût de la moindre nouveauté à venir. C'est comme ça...

Et vous, avez-vous des addictions superficielles, inavouables ou totalement affirmées? Allez, lâchez-vous!

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vendredi 15 avril 2011

Lapin malin, matin chagrin

Ce matin, j'ai posé un lapin.
Pas un petit lapinou tout mignon non, un énorme lapin, obèse. Le genre transgénique.

Ce matin, j'avais un entretien d'embauche.
Enfin une bonne nouvelle. J'étais ravie, je pars en avance, pomponnée, en forme, motivée. Ce matin, j'étais bien. Et puis...

J'ai oublié mon portable.

Ok, je respire, toutes les coordonnées de mon interlocuteur se trouvent à l'intérieur, alors que d'habitude, je prends la peine de tout noter sur mon carnet. Nouvel instant de panique : je viens de manger le nom de ce fameux interlocuteur. Impossible de m'en rappeler.

D'accord d'accord, tout va bien.
Je sais qu'une cabine téléphonique avec accès Internet se trouve devant la boutique Orange aux Champs-Elysées. Je vais donc trouver toutes ces indispensables informations.
Je file tranquillement vers les cabines et... et je ne vois que les modèles "old school", vieilles touches, combiné cracra à l'appui. Je fais le tour, non, c'est clair, cette fameuse borne d'accès high-tech a purement et simplement disparu! C'est la catastrophe!!!

Je décroche et tente de payer avec ma CB... refusée car c'est une Mastercard et non une Visa! Les bornes téléphoniques n'acceptent QUE les Visa!!!

...

Je change mon fusil d'épaule et trottine donc gentiment vers ma destination finale... que je ne trouve pas.
Il faut savoir que j'ai un GPS greffé dans le cerveau, je sais lire les cartes routières, le sens de l'orientation est mon ami, bref, me perdre est un concept qui m'est inconnu.
Le 15, le 15... mais où se trouve ce fichu 15 rue de mes deux? Sérieusement? Je trouve le 11, le 13, le 17, mais aucune trace du 15! Seul le numéro est affiché au-dessus d'un muret avec deux fenêtres qui se battent en duel.

Je monte vers le 17, demande mon chemin, mais rien à faire, même le brave cafetier ne sait pas où se trouve ce numéro 15. Il est 10h, non pas l'heure du crime, mais celui de mon rendez-vous. Je stresse à mort.

Aucun moyen d'appeler le standard pour m'orienter, pas de téléphone, le nom de mon contact oublié... Je retourne, passablement énervée, vers les Champs et les fameuses bornes. Que faire?
Appeler en PCV (service d'appel dans lequel c'est l'appelé qui règle le coût de la communication)? C'est bon pour les séries TV US! Oh et puis non, je n'ai pas le choix, va pour le PCV! Une première! Évidemment, la seule personne que je peux joindre, c'est ma mère...

Elle a bien mon Iphone devant les yeux.
Le déverrouiller lui prend 3 minutes, regarder dans mes contacts 5 de plus et regarder mes mails... impossible, elle bloque. A cause d'une mauvaise manip', elle se retrouve sur la page destinée à rédiger un mail. C'est la panique, elle ne sait pas comment revenir en arrière. De mon côté, je pète un câble. La classe sur les Champs.

Pendant ce temps-là, l'heure tourne et j'ai déjà trente minutes de retard.
Ultime solution... ma mère, oui, ma mère, appelle le boss que je dois rencontrer. C'est la honte suprême. Je n'ai pas le choix si je veux au minimum lui dire que je ne l'ai pas oublié.
Il est mi-figue, mi-raisin et visiblement, il se demande si tout cela est bien vrai...

Arrivée à la maison, je lui passe un mail pour me confondre en excuses et tenter de caler un nouveau rendez-vous. Si je me mets deux secondes à sa place, je ne saurais pas quoi en penser. C'est trop énorme...

Enfin, si vous ne vous êtes pas arrachés les cheveux, respirez et tapez-vous une bonne crise de rires, ça vous détendra! En attendant, je suis mortifiée, mais j'ai appris plusieurs choses essentielles :

- Noter tous mes rendez-vous sur un carnet, en prévention d'un oubli de portable
- Noter la BONNE adresse, car non, je n'avais pas rendez-vous au 15 rue des mes deux, mais au 11! Toujours est-il que le 15 n'existe pas...
- Acheter au tabac du coin une carte téléphonique. Ringard? Non, juste vital...
- Prier pour que votre contact vous croit...

Pour Pâques, j'éviterai à coup sûr les lapins en chocolat!

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lundi 11 avril 2011

Le crochet ou la théorie de l'évolution

Je ne suis pas manuelle.
D'ailleurs, j'en faisais précédemment étalage ici. Tricot, dessin, perles, couture... Aïe, aïe, aïe... Mais lorsque j'ai une idée en tête, soit je lâche tout de suite, en moins de temps qu'il faut pour éternuer, soit je m'accroche vaille que vaille jusqu'à ce que j'y arrive, même un tout petit peu.


Alors voilà, une petite mise à jour s'impose sur ma mono manie du moment : le crochet.
Déjà, rien à faire, malgré mes efforts, mon cerveau refuse obstinément de passer la deuxième du mode "manuel". Je suis visiblement plus une "cérébrale" qu'autre chose.

Qu'à cela ne tienne.
Grâce à Twitter, j'ai "dégoté" une perle, une prof particulière hautement qualifiée : Julie Adore. D'une patience d'ange, elle me propose la semaine dernière de me donner un cours. Évidemment, je saute sur l'occasion et en prévision, je file faire le plein de laines chez Lil Weasel. J'adore cette boutique.

Samedi matin, 9h30.
Rendez-vous dans un Starbucks bien sympathique pour une séance de thérapie manuelle. Je vais y arriver, fort le mental. Et ça commence plutôt mal. La "technique" apprise dans les bouquins n'est pas forcément la plus optimale, donc Julie me montre la sienne. Et là, c'est le drame.
Pas moins d'une demi-heure plus tard (je suis lente, je sais), j'arrive à caler ce fichu fil sur mon fichu index. C'est la honte.

Ceci étant, une fois partie, c'est bon.
Et vas-y que je crochète, que je crochète. C'est bien joli tout ça, mais il faudrait penser à rentrer chez soi. J'arrête donc mon œuvre...
Une fois revenue at home, je me plonge dans mes archives crochetesques et mes premiers petits rognons ratés me font tout de même bien rire. Il est vraiment temps que je passe à la vitesse supérieure.

La Théorie de l’Évolution ou comment un "truc" devient une housse... 


Enfin voilà, je m'y suis remise, et je deviens presque une intoxiquée de la pelote. Plus précisément, de la housse de portable. La dernière en date est un camaïeu de bleus, on verra bien ce que ça donnera à la fin et surtout, combien de temps cette "lubie" créative va durer.
Dernière idée en date : prendre un cours de couture (inscription faite) pour développer ma dextérité manuelle. Autant dire qu'avant que je réalise toutes mes envies, je deviendrai bilingue anglais. Quelle bonne blague.

Normalement, si tout se passe bien, ceci devrait être mon dernier billet sur ma folie crochet. A moins qu'il y ait un ratage digne de Vidéo Gag, je vous épargnerai le récit de mes prochaines créations.

Et vous? Avez-vous un challenge à réaliser cette année?
Êtes-vous un ou une adepte des loisirs créatifs?

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jeudi 7 avril 2011

En mood piapia : les blogueuses mode, beauté, santé tchin-tchin!

Voilà, c'est fait.
Aujourd'hui, j'inaugure à la fois une nouvelle rubrique (En mood piapia) qui se veut légère, actuelle mais pas prise de tête et un petit billet, rapide, qui se déguste (ou pas) en une seule fois.


Donc, quel est le sujet hautement d'actualité et qui me titille le clavier?
...
Les blogueuses mode & beauté, ton univers impitoyableuuu!

Je vous vois d'ici lever les yeux au ciel. Effectivement, quel sujet d'actualité!
Et bien oui, parce qu'ici et là, je lis de plus en plus que les blogueurs (en général) et les blogueuses mode et beauté (en particulier) prennent limite le pouvoir sur les journalistes. Ils sont prescripteurs, à la pointe et se doivent donc d'être irréprochables. Hors plus ça va, moins ça va.

"On" reproche, dans le désordre, plusieurs choses à ces blogueuses (en majorité des filles pour la catégorie mode/beauté) :

* Elles ne se prennent pas pour de la m***
* Leurs billets sponsorisés, ça va bien cinq minutes
* Où est passée leur fraîcheur d'antan?
* Mais ce n'est pas possible, elles deviennent de moins en moins aimables dans leurs com' / On ne peut plus rien leur dire
* Tranquille le "métier" de blogueuse, ça se fait offrir plein de trucs et ça part en voyage au frais de la princesse
* Etc., etc.

Et c'est là que j'ai eu envie de mettre mon petit grain de fleur de sel, notamment parce que j'ai un avis partagé sur la question. Je suis ni "pour", ni "contre".

Tenir un blog, c'est fastidieux et chronophage.
Il faut être constant dans l'écriture, être toujours à la recherche de nouveautés pour les blogs "tendances" et se tenir au courant pour les autres. Et ça, ça prend du temps.

Après, concernant les points litigieux sur l'amabilité et la fraîcheur des blogueuses, que dire...
Les plus "influentes", bien que ce terme soit énergiquement réfuté par les principales intéressées (fausse modestie ou pas?), tiennent leurs blogs depuis au moins un an ou deux et à force de faire du trafic, elles deviennent l'objet des marketeux de tout poil.
Il y a donc celles qui rechignent à mettre de la pub sur leur site et les autres, mais honnêtement, là n'est pas le problème. Alors où est-il? Ce qui pose un vrai souci apparemment, c'est lorsque la frontière de la blogueuse à l'esprit indépendant devient une icône de prêt-à-porter, ou autre. Adieu libre arbitre?

Il est évident qu'une blogueuse représentant une marque va ensuite avoir du mal à la critiquer. Mais après tout, pourquoi pas?! Il faut juste savoir où se trouve le juste milieu... et avoir les pieds sur Terre! Parce que lorsque j'entends une autre blogueuse, qui, lors d'un reportage TV, chouine à l'idée de n'avoir "que" 2500€/mois pour un mi-temps en vue d'une collaboration avec un site, ça coince. Et ça coince très dur. Est-elle l'exception qui confirme la règle ou une digne représentante de la ligue des blogueuses? Je penche pour la première solution. Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier.

Idem pour l'amabilité et les chevilles qui gonflent.
N'oublions pas, comme dit plus haut, que les blogs des plus influentes drainent un nombre de visites assez impressionnant pour une nano blogueuse comme moi. Et franchement, respect. Si elles ont des visiteurs, c'est qu'il y a une raison. Pourquoi revenir sur un blog s'il ne plaît pas? Donc il peut arriver que certaines soient humaines et n'apprécient pas forcément d'être "titillées" dans les commentaires... et ça se voit.
Certaines ont la répartie humoristique et d'autres envoient clairement le lecteur sur une autre planète plus accueillante. Il y a l'art et la manière de le faire. Que celui ou celle qui ne s'est jamais fait "troller" leur jette la première pierre. Ceci étant, n'oublions pas non plus que si nous ouvrons un blog, c'est avant tout pour être lu, recevoir des avis, pas forcément dans le même sens que les nôtres et pour partager. Le respect du lecteur est donc essentiel... et l'inverse est vrai!

Le lecteur qui prend un malin plaisir à insulter l'auteur parce qu'elle est "moche", "conne", "imbue d'elle-même", etc. quel intérêt? Où est le commentaire constructif, le "ton blog ne me plaît pas car..."? Partageons, échangeons, c'est le but même d'un blog. Pas les insultes.

Enfin, concernant le volet influence/prescription et journalisme, je dis attention.
Les blogueuses ne sont pas des journalistes et a priori, n'ont pas vocation à l'être. Ce sont deux métiers différents. L'un n'empêche pas de rédiger des articles fouillés et documentés, au contraire, mais l'autre a une éthique plus ferme. Quoique. Quand j'entends certains râler parce que les blogueuses mode/beauté reçoivent des cadeaux (et encore une fois, il s'agit d'une minorité et ça ne se fait pas comme ça), franchement, qu'ils ouvrent leurs yeux. Les journalistes des mêmes créneaux en sont également inondés. Les prêts presse et cadeaux, ça existe.
Bien entendu, depuis un certain temps, les deux ont une nette tendance à s'entremêler. Comment, pour le lecteur lambda, faire la différence entre la page beauté d'un magazine féminin remplie de marques, la page "test" d'un autre hebdo et les "tests"/"avis" des blogueuses? Je conçois que ça peut prêter à confusion.

En résumé et en rédigeant ce billet, je m'aperçois que mon avis n'est pas plus tranché qu'avant. Je suis plutôt dubitative. On adore brûler ce qu'on a adoré. Les blogueuses mode/beauté suivent-elles le même chemin?

En tout cas, il est important que des blogs plus "petits", mais tout aussi pointus, restent en ligne et/ou se créent. La nouveauté tire le reste vers le haut.

Et vous, qu'en pensez-vous?
Avez-vous un avis sur la question ou non?

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dimanche 3 avril 2011

A vos marques, prêts? Mangez!

"Perdez 4 kilos en éternuant!", "Moins 5 kilos avec Dukon", "Maigrissez d'où vous voulez, mais surtout pas de la tête", "Soyez maigres, vous ne le regretterez pas!"... Et allez, la saison printemps-été 2011 des régimes et autres super astuces pour vous faire un galbe de déesse est officiellement lancée!


Comme chaque année, lorsque les beaux jours pointent leurs bouts de museaux, les unes des magazines dédiées au "bien-être", c'est-à-dire aux régimes de A à Z font florès, avec plus ou moins d'originalité. Et il y en a pour tous les goûts :

- Les régimes sans efforts (toujours au top de la tendance)
- Les régimes dissociés qui vous flinguent le métabolisme en moins de deux (un must)
- Les crèmes amincissantes de jour comme de nuit (et qui ne collent pas, s'il vous plaît)
- Les mouvements de sports que vous pouvez faire chez vous/dans les transports/au bureau/chez maman
- Les tenues hypra tendances anti transpirantes que même si vous suez comme une vache, on ne verra rien
- Etc., etc.

Un véritable marronnier comme on l'aime.
Et chaque année, vous et moi mes sœurs, nous tombons plus ou moins dans le panneau.


Parce qu'il faut être honnête.
Qui n'a pas acheté au moins une fois une crème qui promet monts et merveilles et qui fait également maigrir notre compte en banque? Qui n'a pas succombé aux petites pilules miracles et aux liquides roses qui nous font faire pipi toutes les trois minutes? Personne... ou si peu.
Et si l'on continue sur notre lancée, qui a tenu plus d'un mois, au grand maximum? Qui? Pas moi en tout cas. C'est un fait acquis, je ne suis pas fiable pour ce genre de choses. Je n'ai aucune constance pour ce type d'"exercice".

Tout commence dans la boutique, en général une parapharmacie.
Plantée devant le rayon des crèmes et autres joyeusetés pour avoir le cuisseau ferme et le ventre plat, l'acheteuse a les yeux qui pétillent rien qu'en pensant aux résultats qu'elle obtiendra en claquant ces doigts, pleins de crème comme il se doit. Après un rapide passage en caisse (elle manque de s'étouffer, car trois crèmes, un pack de bouchons à clipser sur sa Contrex et une boîte d'Oenobiol anti rétention, ça pèse sur sa CB tout en allégeant son compte...), elle virevolte en chantonnant et passe légère, telle Fleurette sans sa crème, devant la boulangerie sans s'arrêter.

Elle est vraiment motivée. Que dis-je, elle incarne la motivation. C'est beau.

Premier jour.
Au saut du lit, l'acheteuse se fend d'un jus de citron tiède, car elle l'a lu dans BaBeBelle. Elle grimace parce que bon, ce n'est pas franchement sa tasse de thé, mais si les "stars" le font, pourquoi pas elle.
Après un petit déjeuner composé de deux demi tranches de pain de mie complet, du granola bio et son verre de thé vert détox, l'acheteuse file sous sa douche pour se faire un gommage. Il faut bien commencer ces fameux quinze jours de régime sans stress de la meilleure façon qui soit.

Après ce cérémonial qui manque de la mettre en retard, et oui, l'acheteuse bosse quand même, elle se tartine de crèmes. Elle commence par celle uniquement destinée au ventre puis enchaîne avec les cuisses et les bras. Elle y met du cœur à l'ouvrage, car elle sait que chaque année c'est la même chose, elle arrête ce cirque au bout d'une semaine. Et encore. Mais cette fois-ci, foi d'acheteuse, elle tiendra bon.

Jour 8.
Au saut du lit, l’œil torve, l'acheteuse ronchonne et regarde son verre de jus de citron de travers. Un jus de pommes pas bio fera très bien l'affaire après tout, ce n'est pas du Coca.
Après un petit déjeuner composé d'un bon bol de céréales Fitness pour se donner bonne conscience, parce qu'elle sait pertinemment qu'il y a peut-être moins de sucres, mais plus de gras (elle a appris à lire la table des index caloriques au dos de la boîte), et d'un bon bol de thé aux fruits rouges, l'acheteuse file sous la douche.
Exit le gommage, elle n'a pas le temps.

Après ce cérémonial qui manque toujours de la mettre en retard, le temps pris par le petit-déj ayant remplacé celui dédié au gommage, elle file se tartiner de crème. Une crème. Celle pour les jambes. Le reste va très bien. En fait, elle alterne une crème sur deux depuis trois jours, histoire de gagner du temps et parce que franchement, ça la gave. Elle se note quand même qu'elle tient toujours bon, même si c'est à moitié.

Jour 15.
Au saut du lit, l'acheteuse ne jette même plus un regard à sa table de chevet et file s'engouffrer son bol de céréales au chocolat, avec son café crème.
Après la douche, elle enfile son jean. Oups, sa crème est sur la coiffeuse, elle l'a oublié dans sa précipitation. C'est dommage. Elle s'en mettra demain. Procrastination quand tu nous tiens.
Elle se note que décidément, elle a du mal, mais promis juré, l'année prochaine, elle utilisera ses tubes de crèmes jusqu'au bout.

Cette acheteuse, c'est vous, c'est moi.
Nous sommes déjà, et pour un bon moment, littéralement matraquées par les magazines de bonnes idées pour maigrir, encore et toujours. Alors faisons un point simple, clair, net et précis : non, les kilos gagnés au chaud cet hiver ne partiront pas d'un seul coup d'un seul en 10/15 jours cet été. Cela s'appelle du marketing, ou de la poudre aux yeux, c'est selon.
Mais je sais bien que, comme l'année dernière et l'année prochaine, nous succomberons au chant des sirènes.

Et vous? Allez-vous casser votre PEL à la parapharmacie du coin?

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