lundi 29 novembre 2010

Petit Papa Noël, cette année je voudrais...


Cher Petit Papa Noël, 

Cette année, j'ai été bien sage!
Bon d'accord, j'ai fait plus souvent qu'à mon tour ma tête de cochon. Ok, je n'ai peut-être pas toujours été très sage au travail, mais ce n'était pas de ma faute! D'accord, peut-être un peu. Oh la la, tu n'es pas vraiment sympa Papa Noël!

Je recommence.
Cher Petit Papa Noël, cette année, j'ai été bien sage et je ne demande pas grand-chose! Un rien me contentera! Ouh bon, si tu insistes, je veux bien faire un effort et prendre soin des Lapins Crétins que tu m'apporteras, tout comme de l'Ipad que tu mettras sous le sapin. Comment ça, j'exagère?! Pas d'Ipad car ça ne sert à rien? Bien bien, j'avoue que tu n'as peut-être pas tort. Mais alors je reste sur mes lapinous!
Quoi d'autres? Laisse-moi réfléchir... La Barbie Geek? Heu ça va merci, j'ai passé l'âge. Le sac Vanessa Bruno qui me fait de l'œil depuis des mois? Ah, si tu me prends par les sentiments... Mais non, trop cher, ce ne serait pas raisonnable. Et puis si tu veux continuer dans la déraison, allons-y gaiement pour un nouvel objectif pour mon reflex. Ah oui, ça c'est bien.

Attends, j'ai une autre bonne idée.
Je suis une fifille, j'aime les cadeaux un peu "girly geek"... Mmm, je te propose de faire un sort à la boutique "Bird on The Wire" à Bastille. Pour le détail, j'aime les surprises. Vas-y, fais-toi plaisir.

Sinon, j'aimerais bien apprendre à tricoter et à coudre. Non pas que je souhaite devenir une femme bonne à marier (quoique), mais je sens que ça manque vraiment à mon éducation. Si tu trouves la bonne adresse bien sympatoche dans Paris, je caresse l'espoir de la retrouver sous le Nordmann qui trônera dans le salon/chambre. 

Tu trouves que j'attache trop d'importance à ce qui est matériel? Touché, coulé. Tu as raison.
Après cette année quelque peu chahutée, en fait, cher Papa Noël, je voudrais juste que tout se calme. Je voudrais une pause. Des bonnes nouvelles. Un travail. Une santé pas trop mauvaise. De quoi rendre ma mère moins malade, moins douloureuse "de partout". Je voudrais avoir de quoi acheter les mets délicats pour un bon repas de fête. Je voudrais, je voudrais...

Cette année Papa Noël, je voudrais une trêve, pas que pour moi, pour tout le monde.
Et puis Papa Noël, si tu veux bien, ne passe pas par la cheminée, on n'en a pas. Et oui, tu vas devoir te taper quatre étages. C'est bien, ça te fera éliminer toutes les gourmandises qui te seront offertes à partir du 24 au soir. Quand je te dis que je suis sage... ;)

Rendez-vous sur Hellocoton !

samedi 27 novembre 2010

Chère mamie, ici tout va bien. ll fait beau...

Cher papa, chère maman.
Ici, tout va bien. Il fait très beau et je m'amuse bien.
Je ramasse beaucoup de coquillages à la plage et on s'amuse bien au centre aéré.
Peux-tu m'envoyer des timbres et des bonbons?
...  

Chers amis,
La mer est bleue, tout comme le ciel. Le soleil tape fort!
Ici, tout va bien. Nous nous reposons bien et pensons fort à vous.
... 

Bonne Année et Bonne Santé!
Que cette année soit synonyme de joie et d'amour dans ton quotidien!
...

Écrire. Écrire sur du vrai papier s'entend. Joie de recevoir.
Mettre la clé dans la boîte aux lettres, la tourner, ouvrir la porte et oh joie, découvrir une carte/lettre à son intention. Pas une facture ou une publicité pour la pizzéria voisine non, une vraie belle lettre manuscrite.


Depuis combien de temps n'avez-vous pas eu le bonheur et la surprise de découvrir une lettre, rien que pour vous? Personnellement, je ne sais plus. E-card, mails, la dématérialisation est en marche et nous n'y faisons même plus attention.

Un bon petit mail, c'est rapide, facile à écrire, et on se fiche un peu (beaucoup) de l'orthographe. 
Ne parlons même pas du bon vieux SMS du jour de l'An qui nous exempte d'un appel ou d'une carte en bonne et due forme. Nous tombons dans le "fast-info", on communique de plus en plus vite, de façon de plus en déshumanisée.

Et la "e-card"? Dromadaire et les autres sites sont sur les startin' blocks, les fêtes de fin d'année approchant. Qu'allez-vous choisir? La bouteille de mousseux qui fait "plop" quand la souris passe dessus ou une valeur sûre, le bon Papa Noël remastérisé façon 2010? Avec ou sans son? Avec ou sans animation? Mais quel choix me direz-vous! Et puis on peut cocher l'option de recevoir un accusé de réception/lecture, alors tout va bien.
Moi-même, j'ai été une adepte de ce type de cartes qui s'envoient en nombre, en moins de cinq minutes. D'ailleurs, j'en trouvais même certaines assez bien fichues. Et puis cette année, j'ai décidé d'y mettre un terme et de revenir aux fondamentaux : une carte que mes destinataires pourront tenir dans leurs mimines.

Tout a commencé il y a quelques semaines.
Passant régulièrement devant une papeterie qui est une véritable caverne d'Ali-Baba pour fans de papiers, cartes et autres carnets beaux à croquer, je me demandais bien comment utiliser ces jolies choses. 

Première étape, je lance un micro sondage : "Et vous, quand avez-vous reçu une carte/lettre pour la dernière fois?". Réponses unanimes : cet été et au moment des fêtes de fin d'année. Julie Adore, MaOdeParis et Ubu89 sont, par exemple, des petits chanceux. Et oui parce que me concernant, oui, j'ai (deux/trois) e-cards pour la nouvelle année... et c'est tout!
Deuxième étape : avoir les adresses de mes amis, les vrais, pas uniquement ceux qui me suivent sur Facebook. Je n'ai pas encore tout reçu, mais la moisson s'annonce bonne.
Troisième étape : faire une razzia dans MA papeterie. C'est fait. J'ai hâte de prendre la plume, de personnaliser le tout et d'envoyer mes "œuvres".
Et voilà. C'est simple, ça prend un peu plus de temps, mais le "retour sur investissement" est largement bon. Rien que d'imaginer les gens trouver ces petites attentions me font plaisir. J'adore.

Personnellement, je trouve que Facebook et consorts phagocytent un peu cette magie d'écrire. On ne fait plus d'efforts, on ne pense plus. On se contente de taper sur son clavier et d'appuyer sur la touche "Envoi". C'est froid et encore une fois, sans âme. Et puis quid du plaisir de raconter ses aventures, plaisirs, états d'âme à ses ami(e)s quand ceux-ci savent déjà tout en allant sur la page ad hoc? Pourquoi annoncer telle ou telle chose sur son "mur" au risque de blesser les personnes quand une petite lettre aurait tout changé?
Alors bien entendu, je ne fais pas d'intégrisme primaire du type "A bas Flick'r, retour aux diapos!" (et encore, ça a son charme), il y a du bon dans toute évolution des habitudes quotidiennes. Je pense simplement qu'un petit retour aux bases de la communication traditionnelle ne ferait pas de mal.

A l'ère du tout numérique, du virtuel, un peu de "concret" serait une vraie bonne idée. Tellement 2011!
Rendez-vous sur Hellocoton !

jeudi 25 novembre 2010

Geek me I'm not famous

Après plus de deux semaines d'hibernation bloguesque, je reprends la plume, que dis-je, le clavier, pour vous conter l'histoire d'une addict geek de base, c'est-à-dire qu'elle fait semblant de comprendre les choses : moi. 


C'est grave docteur?
Je sens bien que c'est grave. Je me lève, prépare mes petites affaires et hop, ni une ni deux, je me jette sur mon IPhone. Je le branche, attends son "cling" et déverrouille le tout. Puis j'attends, encore. J'attends le petit bip qui signifiera que j'ai 5 publicités et 2 messages qui ne demandent qu'à être supprimés. Je suis accro. J'ai besoin de ma dose. C'est grave docteur?

Allumé en permanence dans mon sac, sur le canapé, chez le kiné (en vibreur, je suis civilisée quand même), il me suit partout. Un vrai doudou. Qui fait quoi? Où? Quand? Comment? Je veux savoir! Facebook prêt à être dégainé, Twitter en embuscade, je suis "connectée", rien ou presque ne m'échappe.
C'est un peu pathologique tout ça. Un besoin, sans doute, de faire partie d'un monde, du Monde. Mais s'en rendre compte, c'est déjà le début de la guérison, n'est-ce pas?!

Tout a commencé avec mon Blackberry. "Jamais au grand jamais vous ne me verrez avec un IPhone!" Trop surfait cette petite bête. C'est bien simple, tout le monde croque la Pomme à pleines dents! Je ne serai pas l'un d'entre eux! Que trépasse si je faiblis! Blablabla de celle qui se voile la face.
Et puis mon BB (Blackberry pour les intimes) trépasse, lui. Soupir. Gros gros soupir. J'aime bien ce joujou quand même. C'est rapide et fluide. L'interface est sympa, sans parler des applications. Re-soupir. Je sens que je vais céder, ma carte bleue tressaute dans mon portefeuille. C'est dur. Résister. Encore et toujours.

Oh et puis flûte! Oui, je fais partie intégrante de cette société de consommation qui m'oblige littéralement à céder à la tentation. A l'insu de mon plein gré en somme. J'achète. C'est jouissif. Je configure. Je succombe. J'aime mon Iphone!!! C'était il y a presque un an. Depuis, le modèle 4G est sorti, mais mon portefeuille est resté obstinément clos, et je n'en suis pas peu fière!

Il fut encore un temps, lointain, où je travaillais dans une agence de conseil en communication (c'est beau). Évidemment, ayant Internet sous le nez non-stop toute la journée, la dernière chose qui me venait à l'esprit le soir, c'était d'allumer mon Mac joliment déposé sur mon bureau. Et puis un jour, j'ai quitté mon emploi et dix mille péri et péties plus tard, je suis toujours à la recherche de la Nouvelle Perle. Bref. Et me voilà embarquée dans la webosphère, à fond, pour me changer les idées.


L'Ipad qui me fait de l'œil, même si tout le monde sait que ça ne sert à rien, les "Angry Birds" en embuscade, suivis de très près par la nouvelle console de Microsoft (Kinect pour ceux qui suivent), jailbraker, pardon débrider ou non son smartphone, voter pour le blog du mois... Si je me pique d'en parler, je deviens une "geek" au yeux des mes compatriotes. Comment dire les gens? Heu, nan, rassurez-vous, j'en sais autant que vous sur la question! Il y a le geek et l'ersatz de geek. Heureusement, si comme moi, vous vous en êtes rendus compte et que vous n'étalez pas votre pseudo culture, vous pouvez continuer à mettre le nez dehors. Ce n'est pas encore "l'archouma" pour vous. Dans le cas contraire, soit vous payez au prix fort une formation IT, soit vous allez vite vous taire, ça coûtera moins cher ou moyen ultime de revenir à la raison, connaître une vraie geek, une vraie de vraie qui vous parle de temps en temps dans un langage bizarre. Radical pour retourner à la dure réalité : vous aimeriez bien, mais vous ne l'êtes point. Une "geek". D'ailleurs, c'est tellement surfait! Blablabla de celle qui chouine... 

Si, malgré tout, vous voulez rester à l'écoute des tendances et au fait de l'actualité sans passer par la case quotidiens en bon vieux papier/radios-télévisions, rien de plus simple! Commencez par ouvrir un compte Twitter (encore assez confidentiel en France), bataillez pour avoir plus de dix followers, apprenez les us et coutumes des Twittos et paf!, vous vous rendrez vite compte que vous vous shootez à l'info geek/actu/crochet/chats c'est selon en intraveineuse, partout, tout le temps. Plus de limite. Et c'est là que les choses se gâtent. 

Owni, +1, RT, Bit.Ly, #FF, hashtag, IRL... Plus on s'accroche, plus on devient facilement bilingue Twitter. C'est bien joli tout ça, mais dans la "vraie" vie, à quoi ça sert? Et à force de vérifier si nos tweets ont été retweetés, de voir si de nouveaux followers font leur apparition ou plus simplement, à force de suivre la vie des autres, n'en oublie-t-on pas simplement de vivre la sienne, avec son entourage proche? Et cet air navré que l'on est susceptible de prendre quand on parle frénétiquement du dernier lien vu sur Twitter/Facebook et que votre interlocuteur vous regarde avec des yeux de merlan frit... "Comment ça, tu ne connais pas bidule?!"...

Grâce à ma kiné, je me suis rendue compte que je commençais petit à petit à dévier de la route et à (presque) suivre la vie des autres par écrans interposés. Connectée je suis, déconnectée je dois être. Pas complètement évidemment, mais il faut faire attention. Alors on se botte le popotin et on sort, on va au théâtre, au ciné, au resto avec ses vrais amis.

Et puis un jour, vous aurez à nouveau envie de partager vos coups de cœur, de gueule, ce qui vous plaît ou vous irrite. Et vous monterez à nouveau un blog. Sur Wordpress, c'est le top. Ou si vous êtes une bille internationale, sur Blogguer, par exemple. Et vous chouinerez parce que la mise en page n'est pas aussi bien que celle des blogs que vous suivez. C'est normal, pour mémoire, vous n'y comprenez rien à rien. Un article, puis deux, puis trois, tiens et si je partageais ma prose? Hop hop, j'envoie les liens sur Facebook et Twitter... La boucle est bouclée.

Il est difficile de tenir un "vrai" blog, d'être en avance sur tout le monde ou au moins, pas trop à la ramasse. Tout ceci prend du temps et mine de rien, représenterait presque un travail au quotidien. Alors moi, j'enfile ma pelisse de fausse geek et avoue, sans arrière-pensée et avec une pointe d'admiration : "Respect".

Rendez-vous sur Hellocoton !

lundi 8 novembre 2010

Noël en novembre, Pâques dans ta chambre

A quoi reconnait-on que Noël n'est pas loin? Aux gobelets Starbucks qui prennent leurs habits rouges...

Noël classique, Noël high-tech, cadeaux, tendances, guides d'achats, panier moyen, Zhu-Zhu Pets... N'en jetez plus! Si vous n'aviez pas encore noté cet état de fait, Noël, c'est maintenant!

Je ne me suis jamais vraiment intéressée au côté consumériste de Noël, mais depuis quelques années, ça va de mal en pis. Tout comme Pâques, il faut s'y prendre à l'avance. Mais là, on s'acheminerait presque vers des achats de Noël en août!!!

Le lancement de la "saison" a lieu en septembre avec la Kids Expo. Tout, tout, tout vous saurez tout sur le "it toy" de la fin d'année, quand et où l'acheter et à quelles dates vos futurs boulets seront en ruptures de stocks. C'est simple, cette année, vous allez "bouffer" du bracelet "Silly Bandz" en plastique moche, du hamster (Zhu-Zhu machins comme cités plus haut), des Pets Shop, de l'Arthur et ses Minimoys, etc. etc. Et les jeux vidéos me demanderez-vous? Ah, les jeux vidéos! Kinect, Playstation Move, Wii Party... Si vous ne vivez pas dans une caverne, vous en avez déjà entendu parler, ou ça ne va pas tarder. Côté high-tech, c'est la valse à l'Ipad, Iphone, Ipod... I quelque chose, I partout. Vous serez "connectés", de gré ou de force.

Les enfants ont presque tous déjà fait leurs listes, préalablement établies grâce aux nombreux catalogues gentiment envoyés par les magasins spécialisés "pour vous/nous faciliter la vie"! Tiens-donc... "As-tu fait ta liste au Père Noël mon chou?" Nan mais tu es gentille maman, j'ai tout coché et je veux tout.

Ne parlons même pas des illuminations de fin d'année! Celles des Champs-Elysées sont en place depuis la fin octobre, même si elles n'ont pas encore été "inaugurées" par je-ne-sais-quel star/people en mal de pseudo notoriété, et de leur côté, les Galeries Farfouillettes et son éternel rival le Printemps sont parés de leurs plus beaux atours depuis cette semaine. C'est navrant. Beau pour les touristes, mais déprimant.

Où est passé l'esprit de Noël?
Alors je ne dis pas qu'il faut revenir aux fondamentaux du type orange avec des clous de girofle, mais... et pourquoi pas?! Pourquoi ne pas attendre au moins le 10 décembre pour déclencher l'hystérie collective? Pourquoi ne pas faire l'impasse sur les catalogues et tout simplement, faire la "surprise" aux enfants? Pourquoi gâcher cette fête au prix d'une course effrénée dans les grands magasins, à râler, vociférer, suer sang et eau pour répondre aux besoins (ordres?) des rejetons qui exigent la princesse Raiponce (qui a trouvé ce nom hideux entre parenthèses?!) au pied du sapin?

L'esprit de Noël n'est plus.
Non pas que je sois une acharnée, la Messe de Minuit, très peu pour moi, mais il y a un minimum. Emportée par la foule qui traîne, m'entraîne, je résiste et ne dépense pas. Ce n'est pas l'heure, je ne suis pas dans le "mood". Je regarde les autres qui jouent des coudes, listes à la main, pour choper la dernière commande avant la pénurie. Et j'ai une pensée pour les enfants qui n'auront qu'un cadeau. LE cadeau. Et ça, c'est beau, parce qu'inattendu et souhaité si fort.

J'ai vu sur le blog de Céline une idée que je trouve fort sympathique. Et ça, c'est le bon esprit, la bonne attitude. Le SWAP, ou l'idée, sur un thème donné d’échanger un objet ou plusieurs objets. Suivant le règlement du swap, l’objet doit correspondre à tel ou tel thème et le plus souvent il est réalisé par la « swappeuse (ou le swappeur…) qui envoie » pour coller le plus possible aux goûts de la « swappée » (swappeuse (swappeur) qui reçoit). Dans le même esprit, pourquoi ne pas envoyer à votre meilleur(e) ami(e), votre mère ou votre sœur peu importe un cadeau, juste pour le geste. Un vrai symbole de Noël, de partage, sans retour, juste pour le plaisir. A réfléchir.

Tout ça pour dire que nous ne sommes que le 8 novembre et que les fêtes de fin d'année auront lieu, je vous le donne en mille, en fin d'année, c'est-à-dire fin décembre! J'ai l'impression de brasser de l'air, mais ce n'est pas grave, c'est mon petit côté éolien qui prend le dessus de temps en temps...

Joyeuses Pâques à tous!
Rendez-vous sur Hellocoton !

vendredi 5 novembre 2010

Job Factor : à la recherche d'un nouveau poste

Je suis attachée de presse. Attachée de presse, en recherche d'emploi. Et l'entretien d'embauche en agence de communication (le seul testé pour l'instant), c'est le parcours du combattant. Moi je vous le dis. Et pis encore, en parler s'avère à hauts risques, surtout quand, comme moi, vous êtes encore et toujours en phase de recherches de la perle rare : le boss, le poste et l'équipe qui vont vous taper dans l'œil.
Après avoir "ferré le poisson", vous frétillez de joie, le palpitant carbure et le rose vous monte aux joues. Vous venez de décrocher un entretien, un vrai, avec une personne qui vous parle.

Il y a deux sortes d'entretien d'embauche : l'écrémage par téléphone, par mail et enfin, le Graal, la discussion en vis-à-vis. Et chaque fois, je tombe dans le panneau. Je me dis que je ne pourrai pas trouver de nouvelles manières de tester le chaland. Erreur. Les recruteurs en ont sous le sabot!
"L'entretien" par mail : vos prétentions salariales, vos qualités/défauts (on y reviendra plus tard), le pourquoi du comment il faudrait vous embaucher vous et pas Georgette de l'immeuble d'à côté. Une fois ces quelques petites questions posées, vous vous creusez le cerveau pour ne pas tomber dans la facilité, le gnan-gnan. C'est que ça prend du temps ces choses-là. On se relit pour voir s'il n'y a pas de fautes, si l'on a pas mis "Madame" à la place de "Monsieur" et zou!, on envoie la missive. Et on attend. Un peu, beaucoup. Passionnément.
"L'entretien" par téléphone : les mêmes questions reviennent encore et toujours, difficile de faire dans l'original. L'avantage de cette première phase est, qu'en général, elle débouche dans 90% des cas sur un entretien de visu. On a la win, on se détend, ça va fonctionner.

Deuxième phase de l'entretien d'embauche : le premier contact. C'est là où globalement tout se joue, surtout de votre côté. Et oui car il ne faut pas croire qu'un recrutement se fait en sens unique. Personnellement, j'attache une (trop?) grande importance au feeling. Ce n'est pas un mariage, mais presque. On en prend pour quelques années. Alors il y a les pressés, les "en-retard", les blasés, les commerciaux, les "suffisants" et les perles, celles pour qui on va se fendre en douze pour les impressionner.
  • Les pressés et les "en-retard" : rendez-vous est pris pour 10h? Vous arrivez à 9h55 pour être certaine d'être à l'heure? Vous êtes top. Vous ne passerez pas avant 10h15, voire 10h20 et même 10h30! C'est un concept. La ponctualité, c'est bien pour vous, pas pour certains recruteurs. Il y a ceux qui vous testent pour voir ce que vous faites en attendant et les autres qui soit, vous ont oublié, soit ont bien mieux à faire et vous pouvez bien attendre un peu que Diable. Pénible.
  • Les blasés : "Moui, moui, ok, très bien...". Les blancs se succèdent. Vous ramez sévère pour décrocher ne serait-ce qu'un vague sourire de la part de votre interlocuteur. Une question vous trotte dans la tête pendant le face-à-face : "Mais qu'est-ce que je fiche là?! Et si tu te fous de mon parcours, pourquoi m'as-tu demandé de venir, abruti?!". Il est important de préciser que certains vous contactent et vous font venir sans même avoir lu votre CV. Ou alors ils font très bien semblant. Pénible.
  • Les commerciaux : à la limite de la catégorie des "suffisants", ils ont pour eux l'avantage d'être aimables. Et ça compte beaucoup. "Oui alors moi je considère que si mon équipe ne fait pas au moins une nocturne par semaine, c'est que le travail est mal fait."... "Heu, en ce qui me concerne, si je dois faire une nocturne par semaine, c'est que je suis mal organisée...". La conversation s'engage fort bien. "Oui (le recruteur commercial dit souvent "Oui", c'est un mystère), alors il faudra se rendre disponible pour les soirées, développer vos budgets, l'agence. Et puis vous un avez un salaire fixe plus un pourcentage chaque fin de mois sur le nombre de budgets que vous allez gérer, ainsi que sur la prospection que vous ferez et les clients gagnés..". ZZzzzz, ah, c'est à moi que vous parlez? Je pensais que vous vous adressiez à votre chargée de développement? A dégager. Pénible.
  • Les "suffisants" : la catégorie Reine. Vous regardant sous ses lunettes ou en coin, le suffisant soupire, laisse des blancs bien appuyés dans la conversation et parfois, regarde votre CV comme si la peste s'était déposée dessus. Il vous fait comprendre que son temps est précieux et que s'il vous en donne des miettes, ce n'est pas par plaisir. L'ambiance s'alourdit quand il vous pose de nombreuses questions sur votre ancien poste/boss. "Et il est comment truc? Il est bizarre, non? Et pourquoi je reçois une montagne de CV de votre ancienne agence?". Vous tentez désespérément de passer à autre chose comme, je ne sais pas moi, votre parcours ou vos compétences, mais vous vous prenez un mur : "Hum, il y a beaucoup de non-dits!". Non, simplement, je ne viens pas baver sur mon ancien patron ni vous fournir en potins divers et variés. Il faut savoir doser. En donner un peu, c'est le jeu. Subir un interrogatoire malsain en règle, c'est non. Et merci de vous comportez comme une personne bien élevée. C'est un minimum. En 10/15 minutes, votre entretien est plié. A dégager. Ultra pénible.
  • Les perles : que ça fonctionne ou non, vous êtes ravi(e)s de vous être plié(é)s à l'exercice de l'entretien. Ces perles sont aimables, posent les bonnes questions, même si ce sont quasiment toujours les mêmes, s'intéressent à votre CV, ou donnent vraiment bien le change. En résumé, l'oiseau rare. Sur dix entretiens passés, j'ai eu l'occasion de croiser deux/trois perles. Cela donne une idée du pourcentage que représentent les autres catégories.

Une petite parenthèse s'impose sur les questions des recruteurs.La number one, le top du top : "Vos qualités et défauts?" Attendez, laissez-moi réfléchir... patience, rigueur, humour et créativité? Pour les défauts... je réserve ça au recruteur ;)). Si vous êtes en verve le Jour J, vous aurez à cœur de trouver mieux comme répartie, histoire de vous imposer comme le candidat idéal et surtout, de sortir du lot.
Sinon, vous aurez le choix entre : "Qu'apporterez-vous à l'entreprise?", le basique "Parlez-moi de votre parcours", le tordant "Et votre niveau d'anglais?", le mystérieux "Donc découvrir et travailler pour des clients/secteurs que vous ne connaissez pas ne vous fait pas peur?", l'actuel "Et au niveau des nouveaux médias?", le créatif "Et vous vous voyez où dans dix ans? (a - à ta place / b - partout sauf ici) et l'ultime "Vous avez des questions?". Avec ça, vous avez fait le tour.
Continuons. Après le sublime premier entretien, en général, il y en a deux, voire trois et même plus. Il faut attendre le retour de votre interlocuteur. Et c'est là que ça se corse.

Il y a ceux qui, globalement, vous recontactent sous deux/trois jours. Normal, vous n'êtes pas le centre du monde non plus. Et puis il y a les autres. Ceux qui répondent après une petite relance sur le ton "Oups, pardon, nous sommes fort occupés en ce moment, mais votre candidature nous intéresse/votre profil ne correspond finalement pas blablabla...". Au moins, on sait à quoi s'en tenir.
Seconde catégorie, ceux qui vous oublient carrément et qui, malgré vos relances polies, une fois, deux fois, rarement trois fois, ne prendront même pas la peine de vous jeter via un mail automatique. Le recruteur vous a déjà reçu dans son bureau, n'en demandez pas trop non plus. Le must, c'est quand ladite agence repasse la même annonce avec le même profil demandé après vous avoir vu. Alors là, c'est le cas typique qui fait monter la moutarde au nez. Nous ne sommes pas du bétail! Une petite mini réponse n'arrachera pas la main de celui qui rédige le mail! Pénible. Très très pénible.

Si vous avez l'ultime chance de passer le deuxième, voire le troisième round, il ne vous reste plus qu'à... attendre. Oui, attendre, encore et toujours. Au bout d'un moment, vous vous demanderez s'il ne serait pas plus raisonnable de continuer à envoyer des CV et à répondre aux annonces. Vous aurez raison, car même si vous fondez pour une entreprise qui a pris le temps de vous recevoir plusieurs fois, rien n'est jamais joué d'avance.

Une fois que tout sera terminé, vous jetterez un regard ému sur vos aventures RH, sans aucun regret, et souhaiterez bon courage aux petits soldats qui se jetteront à corps perdus dans la bataille. Vous, vous êtes au chaud, le front, c'est pour les autres. Il en faut pour tout le monde. On peut toujours rêver...
Rendez-vous sur Hellocoton !

jeudi 4 novembre 2010

Minute Culture Confiture - épisode 2

En ce début du mois de novembre, voici un petit florilège des choses dites culturelles à voir et à lire d'urgence pour se remonter le moral et/ou se cultiver en se faisant plaisir.

Commençons par une exposition qui ne fait pas trop parler d'elle et pourtant, elle vaut le détour : Baba Bling au musée du Quai Branly.
Déjà, premier coup de cœur, le lieu. Je ne connaissais absolument pas ce musée, pensant, à tort, qu'il fallait trois plombes pour y aller. Erreur. C'est simple et bien indiqué. Il n'est plus possible d'utiliser cette fausse excuse pour ne pas s'y rendre. Ensuite, le jardin sauvage mais savamment entretenu est splendide et donne une sensation "campagnarde" en plein centre-ville. Une petite bulle de paix. Un oasis de calme. Je plussoie (et oui, j'importe le vocabulaire facebookien ici).

Entrons dans le vif du sujet.
Petits bémols d'entrée de jeu : le prix et la boutique éphémère qui précède l'exposition. En gros, c'est un peu du pousse au crime, façon "Achetez mes agneaux avant d'entrer". Un brin trop consumériste comme vision pour moi. Quant au prix, ma foi, la culture se fait de moins en moins accessible et mauvaise surprise, les séniors n'ont pas le droit à un tarif réduit. Vrai bémol donc.

Concernant l'exposition en elle-même et sans trop en dévoiler, c'est beau, intelligent, avec une scénographie bien composée. Le postulat de départ est celui-ci : comment une communauté d’immigrés a créé une culture unique en laissant sa propre culture d’origine s’imprégner des influences, coutumes et croyances de leur pays d’adoption. Tout est dit. Mélange d'influences chinoises (Singapour) et indiennes, de tradition et de modernité, les photos, costumes (les tissus entièrement perlés valent à eux seuls le détour) et meubles tout droits sortis des salons "Baba" transpirent le beau, le bling chic et pas toc. 
En un mot comme en cent : allez-y!

Sans transition, passons au 7ème art avec "Les Petits Mouchoirs" de Guillaume Canet. On a à peu près lu tout et son contraire sur ce film, alors vous ne trouverez ici qu'un avis purement subjectif.
Suite à un événement indépendant de ma volonté, je me suis gentiment trottée à la séance de 9h15 pour voir ce film. Je sais, c'est beau. Et là, je percute une chose simple : le film dure pas moins de deux heures et demi! Diantre, c'est long! Pour un film français en plus...
Étant venue à bout sans encombre de la séance, mamie raclant sa gorge pendant TOUT le film mis à part, je n'ai pu que constater que... j'ai aimé! Évidemment, tout comme les 60 millions de réalisateurs que nous sommes, j'ai un avis sur tout, alors personnellement, j'aurais enlevé entre dix et quinze minutes pour "pepser" l'ensemble. Ceci étant, c'est bien fait, bien joué, les personnages attachants. Que demander de plus?!
En un mot comme en cent : courrez-y!

Enfin, terminons par le rayon BD/Livres de cet inventaire.


Je viens de terminer le troisième tome de la trilogie des Spellman (Spellman & Associés, Les Spellman se déchaînent et la Revanche des Spellman). Ces trois livres sont simplement excellents. C'est drôle, inventif, enlevé avec des dialogues ciselés. Un pur bijou. Et quel joie de constater que ce ping-pong verbal absolument jouissif est à la hauteur tout au long des trois épisodes!!! Amateurs d'histoires pas forcément réalistes mais rondement menées, sans temps mort, ces trois opus sont faits pour vous.
En un mot comme en cent : plongez dans cet univers sans appréhension!

Le mot de la fin pour ce melting pot culturel avec deux bandes-dessinées : le troisième tome de Joséphine et le second ouvrage de Margaux Motin
La théorie de la contorsion, de Margaux Motin, est une compilation, mais pas seulement, des planches disponibles sur son site. C'est drôle, léger et impertinent. Maman overbookée pas coincée, l'auteur nous fait partager ses petits moments du quotidien pas forcément glamour mais toujours drôles sous sa plume. Le meilleur teasing? Ma mère, 62 ans, se poilant et rougissant avec forces "Rhôô..." à la lecture de l'oeuvre. Tout est dit.
Joséphine change de camp, troisième tome de l'héroïne éponyme, suit le mouvement initié par les deux premières BD. Tout comme M. Motin, c'est drôle et finement observé, l'impertinence 1er degré en moins. L'auteur hume l'air du temps avec brio et retranscrit le tout sous forme de planches qui se dévorent en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.
En un mot comme en cent : offrez-vous quelques moments de rires bien mérités!

Voilà, il y en a pour tout le monde.
Si vous aussi vous avez des bonnes idées de sorties, lecture, etc., faites passer le message!

Rendez-vous sur Hellocoton !