L'amitié, qu'est-ce que c'est?
Et ça représente quoi exactement? Selon Eugène Cloutier, l'amitié est lente à mûrir, et la vie si rapide. L'amitié est une fleur que le vent couche et trop souvent déracine.
Pour moi, l'amitié, ce sont les personnes qui pensent à vous quand ça va mal. Qui prennent le temps de vous passer un petit message, même pour dire coucou.
Les amies, ce sont celles qui vous prennent avec vos qualités, mais surtout avec vos défauts. Elles comprennent quand vous annulez ou reportez pour la douzième fois un déjeuner parce que soit vous êtes trop timide pour rencontrer des inconnus, soit (encore et toujours) malade, soit dépendante d'une situation familiale prenante.
Les ami(e)s, ce sont celles et ceux vers qui on peut se tourner et s'épancher un peu sans que, pour autant, elles/ils prennent leurs jambes à leur cou parce qu'on est trop plombante avec nos histoires. Ce sont aussi celles et ceux qui ne vous laissent pas tomber, même quand la vie continue et que de notre côté, la routine s'installe.
Etre amie, c'est aussi passer outre l'absence de petit mot pour son anniversaire, même si de son côté, on y pense. C'est ne pas s'offusquer quand on apprend une nouvelle via Facebook alors qu'on aurait apprécié de l'apprendre par la bouche même de ladite amie. L'amitié, c'est bien plus que la mise à jour d'un statut.
C'est aussi offrir des petits présents comme ça, rien que pour le plaisir, sans rien attendre en retour, sinon le bonheur de voir des yeux pleins de papillons en ouvrant le cadeau.
L'amitié, ça fonctionne dans les deux sens. L'amitié, c'est mettre ses propres valeurs entre parenthèses pour comprendre l'autre. L'amitié, c'est prendre le temps d'écouter, se rendre disponible du mieux que l'on peut, même si c'est via un petit texto pour dire "Je suis là, je ne t'oublie pas".
En résumé, l'amitié, c'est le ciment de la vie, celui sans lequel elle ne vaut pas la peine d'être vécue. L'amitié se trouve dans des endroits insoupçonnés, sous un galet, une peluche, un mail... Les ami(e)s, ça se cajole été comme hiver, ça se doudoune, ça s'entretient. Et puis si on s'y prend bien, ça résiste même à des explosions sentimentales nucléaires dévastatrices.
Il m'arrive de me demander qui serait présent à mon enterrement. Qui se demanderait pourquoi je ne poste plus rien sur Facebook, mon blog, Twitter? Pourquoi je ne répond plus au téléphone? A qui vais-je manquer? Et je n'ai pas la réponse ou plutôt, je l'appréhende. C'est de ma faute en même temps, mon côté "ours des cavernes" fait que mes ami(e)s se comptent sur les doigts d'une main, voire deux.
Alors j'espère que je suis à la hauteur et de mon côté, je continue à prendre soin des autres, dans la mesure des mes modestes moyens.
PS : Malicia, dont le blog "Boîte à Malices" vaut vraiment le coup, a, elle aussi, son point de vue sur le "fast info", ces annonces importantes qui se font en masse au détriment de la personne. C'est par ici!





