samedi 30 octobre 2010

Si t'as pas d'amis, prend un Curly! Ou un M&M's... ou une Danette...

L'amitié, qu'est-ce que c'est?
Et ça représente quoi exactement? Selon Eugène Cloutier, l'amitié est lente à mûrir, et la vie si rapide. L'amitié est une fleur que le vent couche et trop souvent déracine

Pour moi, l'amitié, ce sont les personnes qui pensent à vous quand ça va mal. Qui prennent le temps de vous passer un petit message, même pour dire coucou.

Les amies, ce sont celles qui vous prennent avec vos qualités, mais surtout avec vos défauts. Elles comprennent quand vous annulez ou reportez pour la douzième fois un déjeuner parce que soit vous êtes trop timide pour rencontrer des inconnus, soit (encore et toujours) malade, soit dépendante d'une situation familiale prenante.

Les ami(e)s, ce sont celles et ceux vers qui on peut se tourner et s'épancher un peu sans que, pour autant, elles/ils prennent leurs jambes à leur cou parce qu'on est trop plombante avec nos histoires. Ce sont aussi celles et ceux qui ne vous laissent pas tomber, même quand la vie continue et que de notre côté, la routine s'installe.

Etre amie, c'est aussi passer outre l'absence de petit mot pour son anniversaire, même si de son côté, on y pense. C'est ne pas s'offusquer quand on apprend une nouvelle via Facebook alors qu'on aurait apprécié de l'apprendre par la bouche même de ladite amie. L'amitié, c'est bien plus que la mise à jour d'un statut.
C'est aussi offrir des petits présents comme ça, rien que pour le plaisir, sans rien attendre en retour,  sinon le bonheur de voir des yeux pleins de papillons en ouvrant le cadeau.

L'amitié, ça fonctionne dans les deux sens. L'amitié, c'est mettre ses propres valeurs entre parenthèses pour comprendre l'autre. L'amitié, c'est prendre le temps d'écouter, se rendre disponible du mieux que l'on peut, même si c'est via un petit texto pour dire "Je suis là, je ne t'oublie pas".

En résumé, l'amitié, c'est le ciment de la vie, celui sans lequel elle ne vaut pas la peine d'être vécue. L'amitié se trouve dans des endroits insoupçonnés, sous un galet, une peluche, un mail... Les ami(e)s, ça se cajole été comme hiver, ça se doudoune, ça s'entretient. Et puis si on s'y prend bien, ça résiste même à des explosions sentimentales nucléaires dévastatrices.

Il m'arrive de me demander qui serait présent à mon enterrement. Qui se demanderait pourquoi je ne poste plus rien sur Facebook, mon blog, Twitter? Pourquoi je ne répond plus au téléphone? A qui vais-je manquer? Et je n'ai pas la réponse ou plutôt, je l'appréhende. C'est de ma faute en même temps, mon côté "ours des cavernes" fait que mes ami(e)s se comptent sur les doigts d'une main, voire deux.
Alors j'espère que je suis à la hauteur et de mon côté, je continue à prendre soin des autres, dans la mesure des mes modestes moyens.

PS : Malicia, dont le blog "Boîte à Malices" vaut vraiment le coup, a, elle aussi, son point de vue sur le "fast info", ces annonces importantes qui se font en masse au détriment de la personne. C'est par ici!

Rendez-vous sur Hellocoton !

dimanche 17 octobre 2010

Un peu de cake dans votre cup?

En collier, boucles d'oreilles, gloss... il est partout. Il a même les honneurs d'un article dans le trendy web mag "Influencia". Selon Vincent Grégoire, pape ès tendances chez Nelly Rodi, il "répond à un besoin de transgression, une volonté de rébellion de la part des filles"... Rébellion, rébellion... Je dirais plutôt gourmandise oui!

Nous parlons ici du nouveau cador de la pâtisserie, le it gâteau du moment, roi des ateliers cuisine. Roulement de tambours... Sous vos yeux ébahis ou lassés, c'est selon, voici venir le roi Cupcake! J'ai déjà eu l'occasion de parler dans ce blog des cupcakes de Chloé. Afin de ne pas rester sur une seule impression, tout comme il est facile de rester sur les macarons Ladurée alors que les Pierre Hermé sont nettement meilleurs (avis perso rien qu'à moi bien entendu), j'ai décidé de donner de ma personne et de tester. Oui, je sais, c'est dur.

Alors, voyons les forces en présence :

- A ma gauche : la queen des Cupcakes sucrés, salés et sans gluten, j'ai nommé Chloé. Sa boutique, très rose et attrape-gourmands, ses recettes, originales qui font saliver, sa petite terrasse, confidentielle et donc à tester.- Au centre : l'outsider de la queen Chloé, Miss Cupcake! Sa boutique, très rose aussi, son quartier à tomber (Montmartre).- A ma droite : l'indéboulonnable Berko! Actuellement au Printemps Haussmann pour toutes les gourmandes comme moi.

Très bien, les candidats sont présentés, il est temps de passer au vote. Qui fait le meilleur cupcake de Paris? Comment les juger, sachant que je ne suis allée qu'à deux boutiques sur trois prétendants? On ne les jugera donc pas sur ce point. Il me reste les saveurs proposées, la texture, la présentation et bien entendu, le goût : 

- Les saveurs proposées : Nutella, chocolat, vanille, Speculoos, Oréo, framboise-fraise, ce sont les incontournables du cupcake. Il faut donc se démarquer sur ce point : citron, coeur de framboise / chocolat, coeur peanut butter / chocolat blanc, cranberry, sans compter les recettes salées... Incontestablement, c'est Chloé qui mène la danse. Mais...
Berko la rattrape sans peine avec ses nounours guimauve, mousse de chocolat / Citron meringué / Coquelicot / Cerise... Quant à Miss Cupcake, elle propose un chocolat menthe, alors rien que pour ça, je lui dis merci. Égalité Chloé-Berko.
- La texture : compact ou friable, moelleux comme un gâteau classique, le cupcake doit, avant tout, ne pas être étouffe-chrétien. Sur ce point, c'est Berko qui prend le lead.
Moelleux à souhait, on s'en mettrait plein la panse si la raison ne nous revenait pas brutalement en tête en pleine dégustation. C'est bon, léger, crémeux sans être culpabilisant. Berko a tout bon. De son côté, Miss Cupcake tient la corde, mais le côté un peu trop friable de ses petites douceurs lui donnent la médaille d'argent. Chloé est bonne dernière, ses cupcakes ayant tendance à se "compacter" après un passage au réfrigérateur, donnant un côté lourd à l'ensemble. Avantage Berko.
- La présentation : j'attends d'un cupcake qu'il me fasse voyager et mette mes papilles au garde-à-vous. En résumé, je le veux beau et appétissant. Chloé a tout compris. On se croirait dans un magasin de bonbons/chaussures, on ne sait plus quoi choisir. Couleurs et textures, tout donne envie. Chez Berko, c'est aussi le cas, mais le côté moins "créatif" de l'ensemble relègue ce candidat à la seconde place. Du côté de Miss Cupcake, c'est plus "artisanal", ce qui ne veut absolument pas dire moins bon! On se sent plus chez une amie que dans une boutique, ce qui est aussi un atout. Avantage Chloé.

En résumé, la course au finish désigne Berko comme vainqueur, d'une très courte tête, la subjectivité départageant les ex-aequo. C'est bon, original et bien fait. Que demander de plus? Seul petit bémol : le prix. Ce n'est vraiment pas donné, quelque soit le candidat. Avec une moyenne de 3 à 4€ le gâteau, il y a de quoi se faire plumer en toute connaissance de cause.

Laissons le mot de la fin toujours à Vincent Grégoire : "Les «"pétasses" férues de régime vont se jeter sur cet exotisme régressif»."  Moui mais non, nous ne sommes pas des "pétasses" (même au 28ème degré), seulement des adeptes du bon plaisir et de la gourmandise. C'est dit!

Rendez-vous sur Hellocoton !

mardi 12 octobre 2010

Tatoue-moi sur tes...


Le tatouage.
Pas l'éphémère. Le vrai, celui qui marque la peau à vie, qui irrite quand on vous le fait, qui vous suivra partout, dans toutes les situations. Un tatouage, une étape qui marque. Pas une mode sans intérêt que l'on enlèvera via force laser et argent.

Les tatouages.
Cela fait presque dix ans que ça me trottinait dans ma petite tête. J'y vais, je n'y vais pas. J'ai peur. Mais non, je n'ai pas peur. Et puis je fais quoi? Où? Dans quelle boutique? Que de questions auxquelles il faut bien réfléchir sous peine de regrets éternels.
Et puis un jour, je saute le pas. Un hérisson. Qui s'y frotte s'y pique. Avant, j'ai longtemps cherché le tatoueur qui aura l'honneur de faire son oeuvre sur ma peau. Des plus connus au bouche à oreille, des moins aimables au coup de coeur. Un tatouage, c'est une affaire d'exclusivité, pas de consommation de masse. Il se doit d'être unique, pas d'être retrouvé en quatre exemplaires sur Google Images.

Le jour J.
Je passe et repasse devant la boutique, puis je finis par entrer. "Pas trop peur?"... Heu, hem, pfff, moi? Siiiii! "Bon alors on fait un test". Ok. Zzzz, crrr... C'est tout?! "Bah oui!". Allons-y gaiement alors! Je suis prévenue, quand on commence, on ne s'arrête plus. Il ne faut pas exagérer quand même! Cinq tatouages plus tard, je me dis qu'elle avait peut-être raison.

Et oui parce que récemment, après une pause de deux ans, je me suis fait un petit plaisir. Un cinquième tatouage. Moche. Dieu qu'il est moche. Mais c'est normal voyons! Gorgé de sang, les couleurs ne seront vraiment fixées que dans un mois. Il faut de la patience et de l'imagination.

D'où me vient cette idée saugrenue de me faire tatouer? Je ne sais pas. Pourtant, ceux qui me connaissent vous diront que je ne suis pas une sauvage, loin de là. D'ailleurs, a-t-on vraiment "besoin" d'être en marge de quelque chose pour se faire tatouer? Je ne crois pas. En fait, j'en suis certaine. Pas besoin d'être en colère contre la société, fan absolu de Johnny ou je ne sais quel cliché pour se faire tatouer. A contrario, il ne faut pas non plus avoir l'esprit trop frivole, qui se lasse vite des choses. Un tatouage, encore une fois, c'est à vie. Marquer un événement, un changement. Pour moi, c'était un besoin. Comme des étapes franchies une à une.

Un hérisson, une orchidée, une clé de sol et une phrase personnelle plus tard, je ne savais que choisir. Et puis j'ai trouvé. Cela me correspond plutôt bien. A voir quand il sera enfin cicatrisé. Pour le moment, c'est un "secret".

Par contre, une nouvelle difficulté fait, du coup, son apparition : le travail. Il y a les patrons et collègues qui s'en fichent comme de leur premier biberon, et puis ceux qui me regardent avec un air bizarre. Croisons les doigts pour que je tombe sur les plus indulgents.

En résumé, le tatouage, ce n'est pas une mode, un accessoire de peau qui se remplace en un claquement de doigts. C'est un cheminement de pensée, une forte envie réfléchie avec ses "pour" et ses "contre". Une fois tout cela bien posé, il ne vous reste plus qu'à sauter le pas. Et non, ça ne fait pas "mal". C'est désagréable tout au plus.

Alors, le vôtre, c'est pour quand?

Rendez-vous sur Hellocoton !

samedi 2 octobre 2010

Est-ce que je vous dérange?


Je bulle, tu bulles, il bulle...
C’est bien gentil tout ça de buller, mais au travail, il n’est point question de ça ! Et oui, le travail. Voici maintenant une semaine que j’ai sauté à nouveau dans le grand bain après mes quelques petits soucis en ce début d’été 2010 (cf. Welcome to Bichat Resort pour les perdus du blog)... et c’est, comment dire, fatiguant.

Bien sûr, je suis ravie de me frotter à nouveau à mes « amis » journalistes, mais je termine la semaine sur les rotules et la tête farcie. C’est que nous n’avons pas des vies faciles, nous, les attachées de presse. Nan, je n’ai pas dit attachées de stress bande de vilains !
Attachée de presse... en voilà un métier à fantasmes. Nous sommes donc censées, dans l’inconscient collectif, être blondes, relativement grandes, à forte poitrine et pas grand-chose dans la tête. Souvent raillée, pas assez estimée, l’attachée de presse est mine de rien partout, tout le temps.

Vous la croisez dans votre magazine préféré à la page « shopping » (cette belle paire de chaussures, c’est elle, l’attachée de presse, qui s’est démenée corps et âme pour décrocher ce 1/8ème de page) ou bien encore dans un grand quotidien pour un sujet conso du type « Comment bien choisir son assurance auto », voire même dans une émission quotidienne de consommation dont l’une des chroniques vous propose de bien choisir votre matelas. La marque citée ou largement visible, c’est encore grâce à elle, l’attachée de presse.

L’AP (ça ira plus vite pour tout le monde) est un hybride entre un commercial (chuut, à ne pas dire trop fort, ça pourrait vexer) et une tête bien pleine. Et oui, c’est qu’il faut en avoir dans le cerveau pour gérer au quotidien les actualités/humeurs de ses (nombreux) clients (on ne dit pas client d’ailleurs, ça peut vexer aussi), veiller l’actualité en général, le marché ad hoc et la concurrence, être proactive en proposant toujours plus d’axes de communication intelligents et percutants ! Et puis il faut être à l’écoute de tout, tout le temps. Avec mille narines dressées pour humer l’air du temps.
Une AP, ça ne se contente pas de décrocher son téléphone en bakélite (certains d’entre vous verront de qui je veux parler) en tutoyant d’office son poto le journaliste. Le boulot premier d’une AP, c’est d’établir une relation de confiance entre elle et son interlocuteur qui, de son côté, reçoit juste 150 appels similaires au vôtre par jour, sans compter les communiqués de presse papiers ou web. Il faut savoir se démarquer, se rendre indispensable sans pour autant le clamer haut et fort.
Nous sommes des travailleurs de l’ombre.

L’AP et le journaliste, c’est une longue histoire d’attraction/répulsion. Il n’a pas ou peu besoin de nous, mais nous appelle quand il veut des infos. Il n’a pas le temps, mais le trouvera pour tester un nouveau joujou ou interviewer un joli poisson. Il soupire, râle, mais nous écoute aussi. La plupart du temps, il est charmant, même en nous envoyant paître vers des contrées plus vertes. Pour être totalement honnête, ce que je viens d’écrire est un peu cliché, car, en général, il est gentil et nous, contentes.
A chaque fois, lorsque je tombe sur un malotru, je m’oblige à penser que mes centaines de collègues parisiennes l’ont harponné pour lui proposer leur came. Je respire. Mais de temps en temps, moi aussi j’aimerais bien qu’il pense que nous faisons notre travail et que mine de rien, nous l’aidons dans la rédaction de ses papiers/chroniques. Dur métier finalement, toute proportion gardée évidemment.

Et puis il y a les moments de « grâce ». Le topping sur le cupcake.
Agréable et patient (même s’il n’a deux minutes trente à nous accorder, ce sont de vraies minutes bien longues), il nous jette plus souvent qu’il prend nos sujets, mais on s’en moque, car c’est un plaisir de l’appeler. J’en connais quelque uns, qui se comptent sur les doigts d’une main. Mais je les garde bien au chaud, sous leur petit plaid en mohair l’hiver. Des perles qui vous ensoleillent une journée faite de répondeurs et de murs en pleine face.

Enfin voilà. Je suis une attachée de presse, une chargée de clientèle, une consultante RP. Trois termes pour le même poste. Je reprends ma route semée d’embûches et finirai par trouver l’agence où je ferai mon prochain nid. Et où j’appellerai mes journalistes. Et où je continuerai à jouer le rôle chasseur de tendances, d'actualités, d'angles à proposer.

Au fait, je reste, bien entendu, à votre disposition si vous avez la moindre question.
Cordialement.
Bulles de Flo

Rendez-vous sur Hellocoton !