vendredi 30 juillet 2010

A la recherche de la Sérénité...


Depuis quelques temps, allez, quelques mois, je suis devenue "addict" au massage Sérénité du spa Nuxe. Alors oui je sais, ça coûte un bras, mais il n'empêche, grâce à mon esthéticienne/masseuse attitrée, je ressortais systématiquement sur un petit nuage après chaque pétrissage intensif.
Et là, le drame. MA masseuse s'envole ailleurs et se pose dans un nouveau nid pas vraiment près de chez moi. Je pleure intérieurement. Snif. Un mouchoir siouplait.

J'éprouve le besoin quasi-viscéral de me faire papouiller, de me réapproprier mon corps, la faute à ma tête qui a twisté le mois dernier. Hop hop hop, ni une ni deux, je dégaine ma CB (merci banquier) et me prends non pas un mais deux (j'suis une ouf' malade, une tarée) rendez-vous pour me faire toute belle et détendue. Une gageure, croyez-moi, car la détente et moi, comment dire, c'est un concept. Bref.

Jeudi, 15h30, spa Nuxe Montorgueil.
Ouh, mais c'est bien joli tout ça! Quelle belle cave voûtée! Ok, il fait un peu chaud, mais comme j'allume régulièrement mon poêle interne, je passe outre. En fait non, le siège chauffant est allumé, ça ne va pas être possible. J'oubliais un peu vite que nos désirs sont quasi des ordres dans les spas et le chauffage est arrêté dans la seconde. Après un bon bain de pied (et oui, c'est tout de même bien plus agréable pour celle qui va vous pétrir façon Poilâne pendant une heure), il est temps de passer aux choses sérieuses.

Mmm, moui, encore, trop bon, wwAYEUUUU! Bobo!!!! Mon Dieu, mais que se passe-t-il? J'ai le dos en friche depuis quelques temps, mais quand même!!! Pas de contestation possible, je me surprends même à serrer les mâchoires. Mauvais signe lorsqu'on est censée plonger dans un espace de sérénité absolue.
"Excusez-moi, serait-il, éventuellement, si cela ne vous dérange pas bien entendu... possible d'appuyer moins FORT?!!!!". Mais pas de problème mademoiselle me dit la charmante masseuse, au demeurant fort sympathique et tellement poupée de porcelaine qu'on n'oserait pas la critiquer et lui faire peur. Quand même...

Tout commence avec le dos. Pressions fortes sur les épaules, j'adore. Plus on enchaîne avec les reins, et... et... je fais la grimace. Puis arrivent les pressions sur la colonne qui, d'ordinaire, m'envoient au Paradis. Ajoutez à ce cocktail une playlist façon Natures et Découvertes, cui-cui de piafs à l'appui et je me rebelle intérieurement. Oh et puis zut, puisque je n'arrive pas à atteindre les portes de la plénitude éternelle, autant ne pas perdre son temps. Entre deux crispations intérieures, je pense à cet article et à ce que je vais écrire, puis aux courses à faire... Ah tiens, il est temps de m'enduire d'huile chaude et de me passer des boules chaudes sur la face Sud de mon corps. Je n'aime pas l'huile. Je me crois dans un Dîner Presque Parfait à tout critiquer. 

Il faut se détendre, lâcher prise, tu as payé cher pour ça, etc. Je me répète une liste de mantras pour m'obliger à savourer le moment présent, mais je ne peux pas. J'ai mal partout. Mais enfin?! Je suis tellement déçue! Je ne suis pas une débutante du "Sérénité"! D'ailleurs, j'en ressors à chaque fois toute chamboulée, dans du coton! Certes, les douillettes s'abstiendront, tout comme les stressées de la vie qui ont des noeuds à la place du corps (non, je ne suis pas entrain de me décrire, ou presque), mais c'est un massage au final fort relaxant. En théorie.

Moment de grâce : la playlist m'envoie la BO de Gladiator dans les tympans, le passage où Maximus trépasse et s'en va gambader dans les champs avec femme et enfant! Ah si on me prend pas les sentiments! Je vole, j'aime les champs de blé et les gladiateurs muscl...aïe!!! Ayeuuu j'ai dit!!! Je redescends sur Terre.

Face Nord de l'Everest. Surtout, on ne me touche pas le ventre sous peine de morsure profonde. C'est comme ça. Ah, et tant qu'on y est, est-il possible d'éviter la zone interne de la jambe gauche, j'ai été opérée et c'est encore sensible? Parle à mon ***, ma tête est malade. Je sais, c'est vulgaire. Elle n'y va pas franchement, mais ça suffit pour me tendre comme un arc attendant ses flèches. Soupir.

Ayant fait le deuil de mon premier massage, j'attends avec impatience le "crânien charismatic". 45 minutes de massage de tête et de pressions sur le visage. Le Bonheur avec un grand B selon ma môman, déjà passée par là. Verdict? Déjà, pour les 45 minutes, je repasserai. Ensuite, pas convaincue je suis. J'ai connu mieux. En résumé, je suis déçue.
Décidément, le Dieu du bien-être n'était pas avec moi ce jour-là.

Alors résumons. Les "pour" (parce que je ne m'arrête pas à la mauvais expérience d'hier, ce serait malhonnête) :
  • 1h15 de papouillage, pétrissage, dénouage, le tout, si vous avez de la chance et une masseuse possédant sa propre musique, sur un fond envoûtant, relaxant. Le pied.
  • Un lieu superbe, dans un quartier sympa. Des caves voûtées, une impression d'exclusivité.
  • Un accueil à la hauteur et des petites douceurs au moment de repartir. Et croyez-moi, ça fait du bien! 
Les "à voir", parce que forcément, il y en a :
  • Le prix. Il ne faut pas rêver, Nuxe, c'est cher.
  • L'huile partout. Il faut aimer.
  • Si vous avez une coiffure au cordeau, mise en pli et tout le tralala, oubliez. Vous ressortirez avec une choucroute façon Gaga. C'est moyen.
  • Il faut tomber sur une bonne masseuse. Si c'est le cas, vous avez toutes les cartes en main. 
J'espère que ce petit billet ne vous aura pas refroidi(e) (les hommes aussi ont le droit de se faire chouchouter), si vous caressez l'espoir de vous rendre chez Nuxe un jour. Sachez, en passant, qu'un spa est localisé au premier étage du Printemps. C'est moins glamour, mais tout aussi efficace. J'y suis allée, j'ai vu, j'ai approuvé.
Prochaine étape : le spa Thémaé. Vous serez tenu(e) au courant!!!


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mercredi 28 juillet 2010

L'embauche ou comment ferrer le poisson, mode d'emploi

J'ai toujours eu plus ou moins une certaine angoisse à l'approche des entretiens d'embauche. C'est un fait, ce type d'exercice ne met pas forcément le candidat en valeur, ne serait-ce que "grâce" à ou plutôt à cause du stress (en première place), du feeling et du manque de temps. Mais c'est le jeu ma pauv' Lucette!

Ces temps-ci, je suis amenée à mettre mon CV à jour et surtout à le diffuser. C'est indispensable et franchement, un vrai travail à temps plein! Il ne faut rien laisser au hasard.

Voici un petit résumé des 5 Commandements de la recherche d'emploi ou "Comment ferrer le poisson, mode d'emploi" :
  • En Viadeo et Linkedin (link'din ou linkeudin, je n'ai jamais entendu deux fois la même chose) tu croiras. Pas un seul demandeur d'emploi ne passe désormais à côté de ces deux plateformes. A voir ensuite si l'on préfère la version payante ou non.
  • Par Doyoubuzz tu passeras si tu veux un CV à la fois moderne, clair et cherry on the cake, gratuit!!! (Spéciale dédicace à Theldja sur ce coup)
  • Une fois ton CV créé sur Doyoubuzz, sur Facebook tu le publieras. On ne sait jamais, ça pourrait fonctionner. En sus, un cierge virtuel tu brûleras.
  • Après tous ces efforts, googliser (oui, j'invente un verbe) ton nom tu feras. Voilà une méthode efficace pour vérifier si tes photos de beuveries apparaissent en haut de page ou si tu es sérieux avec un beau CV mis à jour. IN-DIS-PEN-SA-BLE!!!
  • Tu es déjà fatigué? Tssss, voyons! Sur les sites spécialisés ton CV et ton annonce de recherche d'emploi tu mettras. Young Padawan, cette étape est, comme les précédentes, un passage obligé. Et prière d'uniformiser ton discours, le contraire ferait mauvais genre.
Une fois toutes ces petites choses faites, il te reste à prier, fureter sur le web à la recherche d'opportunités, ouvrir tes oreilles, faire fonctionner ton réseau (1°/ si tu en as un - 2°/ si tu n'es pas trop timide pour te jeter à l'eau. Une fois que c'est fait, on se sent mieux!) et surtout à ne pas hésiter à envoyer des candidatures spontanées. Crois-moi, ça fonctionne, ne serait-ce que pour décrocher un entretien d'embauche.

Les candidatures envoyées, commence l'interminable attente. Celle qui vous ronge les nerfs et qui vous fait penser que décidément, nous ne sommes pas grand-chose en ce bas-monde. Oui, il faut savoir attendre. Attendre le mail automatique qui, bien aimablement, vous "remercie, mais votre profil ne correspond pas au poste proposé. Néanmoins, sauf avis contraire, nous conserverons votre CV pour une éventuelle opportunité ultérieure / a bien reçu votre candidature, si vous n'avez pas de nos nouvelles d'ici 3 semaines, c'est mort pauvre pomme"...
Autre possibilité : le néant. Nada. Que dalle. Même pas de mail automatique. Et là on se demande si les Boss ont été stagiaires/en recherche d'emploi un jour. Non, ça ne mange pas de pain de prendre son plus beau clavier pour copier-coller le mail tout fait, personnalisé, of course. Je sais, je l'ai fait.

Bon, l'envoi de CV, c'est fait. L'entretien calé, c'est fait. Il faut maintenant être au top le D Day. C'est la guerre, nous sommes des warrior.

Reconnaître le parcours d'abord : faut-il une heure ou dix minutes pour se rendre sur place? Arriver en retard, c'est franchement moyen, sauf en cas de VRAIE bonne excuse vérifiable, genre passager malade... Pas glop pour le pauvre homme, mais ça passe mieux pour nous. Fait-il chaud/froid? Ce serait assez bêta d'arriver en nage au rendez-vous (toute ressemblance avec... moi serait purement normale).
La tenue ensuite : ni trop classe (on a besoin d'argent ou pas?) ni trop pouilleuse, il faut quand même correspondre à l'image de l'entreprise que l'on souhaite intégrer.

Et puis voilà, on y est. Et là, on se donne à fond, on y croit, car on ne se rend pas à un entretien juste pour le fun. On le veut ce poste ou non?! Tel un "commercial", il faut se vendre. Pas de vice caché, nous sommes de la matière première Premium môsieur!!! Nos qualités/défauts? LA grande question piège, le dada, la pépite des recruteurs. Une fois, j'ai osé le "Non, je ne réponds plus à cette question". Et ça a fonctionné. A utiliser avec grande modération, voire jamais. Faites ce que je dis, pas ce que je fais.

Ensuite? Et bien ensuite, Inch'Allah comme on dit dans mon quartier. C'est le grand mystère de la vie : "Dis maman, comment on décroche un job?"... Bonne question mon enfant...
Sur ce, et pour vous récompenser d'avoir lu (en entier) ce post fort long, voici un lien qui devrait vous donner l'envie d'avoir envie. Allez allez, on ne se fait pas prier et on clique! C'est par ici!

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mardi 27 juillet 2010

Je crois que ça ne va pas être possible...

En passant devant une publicité, je n'ai pu m'empêcher de vous faire partager ma poilade et mon désarroi dans ce petit billet aux saveurs de melon ou de pastèque, c'est vous qui voyez.  


Été rime avec gazpacho, mojito, soleil à gogo et... films pour enfants. Enfin, affiches de films pour enfants, parce que ce n'est pas trop le type de film qui me touche particulièrement (sauf les Shreks, pas forcément recommandables aux plus petits). Bref.

Je tombe en premier sur un berger allemand avec des lunettes d'aviateur. Je crois que j'ai la berlue. J'hallucine, c'est certain, encore une séquelle supplémentaire... Mais le revoilà le coquin, accompagné cette fois-ci par un chat, lui aussi myro visiblement. Il y a anguille sous roche. Et puis j'ai LA réponse...


"Comme chiens et chats - La Revanche de Kitty Galore". Tout est dit. Ah si : "L'été sera chiot!"... Je sens que je vous ai presque perdu. Oui, je sais, c'est dur. Alors une ou plutôt plusieurs questions me viennent immédiatement à l'esprit : 
  • Qui a eu cette brillante idée?
  • Qui a bien pu produire ce chef-d'oeuvre?
  • Quels acteurs ont à ce point besoin d'argent pour tourner dans un film pareil?
  • Comment et pourquoi amener son enfant, la chair de sa chair, voir "ça"?
N'en jetez plus, je n'ai pas les réponses.
Oui, les enfants auront certainement du mal à suivre Inception (certains adultes aussi, d'ailleurs), il faut donc se mettre à leur niveau. Oui, c'est une bonne idée de sortir des productions spécialement conçues pour les petits, mais pourquoi leur "infliger" une telle chose? Bien sûr, je n'ai pas vu, et ne verrai pas, le film. Je m'avance donc sur sa qualité, il se peut qu'il soit très bien. Mais quand même...
N'ayant plus grand-chose à ajouter sur le sujet, pour le moment du moins, je ne suis pas à l'abri d'un retour de flamme qui m'obligerait à compléter ce billet, je termine donc avec une autre affiche qui fera, à coup sûr, un carton. Prêts? Regardez! :

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dimanche 25 juillet 2010

Be, Elle et les autres

Après m'être penchée sur la désertification culturelle propre à la période estivale (et à l'année?) dans les médias audiovisuels, je ne peux éviter de faire le point sur un type de lecture qui m'attaque chaque été de plein fouet : la presse féminine et ses articles, comment dire, répétitifs.

"Des cheveux au top cet été!", "La nouvelle drague, mode d'emploi", "10 idées pour aller clubber sexy", "Micro short ou robe maxi longue?"... et évidemment, the very best of "Comment se faire un mec, là, ce soir" ou "J'ai couché avec un inconnu" ou encore, "Les 10 histoires de sexe les plus torrides de l'été"... BLA-BLA-BLA!!!

Entre parenthèses et juste comme ça, bonjour l'inspiration dans les titres! "Maillot de bain, ce qu'il dit de vous"... Bah heu, nan, t'es trop moche pour porter un bikini liberty ou wahou, tu espères rentrer tes hanches là-dedans?! Sans blague, ça donne le ton.

Alors bien évidemment, je râle mais j'achète les magazines. C'est un fait, je suis conditionnée pour ça. Et encore, parce que j'ai fait le deuil des publications people et de certains féminins, car depuis quelques années, j'ai grandis. Et oui. C'est la dure réalité de la vie. Je n'ai plus vingt ans. Exit donc les Cosmo, Glamour, Public, Voici (que je réserve aux salles d'attentes assidûment fréquentées ces derniers temps), bonjour les Elle, Marie-Claire, Biba (pas tout à fait dans la même catégorie que les féminins/girly précédemment cités). Et pourtant, je trouve encore le moyen de râler. Mais c'est normal, c'est l'été, le temps rêvé des articles légers.

Si l'on passe les traditionnels "Moins 22 kilos en 10 jours sans efforts", le reste des papiers est toujours plus ou moins consacré à la même chose. Et, pardonnez-moi l'expression, c'est chiant. Je soupire. Non, je n'ai pas spécialement envie de partouzer en robe maxi longue au téléphone. Je n'ai pas non plus envie de me balader avec le maquillage qui-va-bien, c'est à dire spécial été, c'est-à-dire bleu klein et vert pomme, ni de claquer mon RSA dans le panier en osier Balenciaga (même si je le verrai bien dans ma penderie celui-là, mon penchant fashion pas victime sans doute).
J'ai juste envie de m'aérer le cerveau, de lire des articles de société sur les vacances dans les autres pays ou comment faire quand on a un budget réduit et pas envie de dormir sous la tente... des petits trucs comme ça.

J'ai bien la sensation d'être légèrement hypocrite sur ce point, si j'en parle, c'est que je lis cette prose malgré tout, mais c'est ma petite révolte du moment. Marre d'être un mouton, de suivre le mouvement. Et puis mine de rien, je fais quelques économies substantielles, parce que des pages de pub au kilo, ça revient cher. Et qu'est-ce que je dirais si j'achetais le Vogue!!! ;)

Du coup, hier, gros craquage au rayon livres de la FNAC et plus spécifiquement dans le rayon polars : Les arcanes du chaos, Nécropolis, Zodiac et j'en passe et des meilleurs. J'ai toute ma culture polars à faire et ça tombe bien, j'ai du temps. Avant, je dois terminer la Revanche des Spellman, j'adore et je conseille (à venir un petit billet sur le sujet)!

Ceci étant dit, je vais donc lâcher le clavier pour me jeter sur mon pavé. C'est mon petit côté maso du jour ;)

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vendredi 23 juillet 2010

TV d'été rime-t-elle avec désespérée?

Étant en congés forcés, mais je ne vais pas me plaindre non plus, je dois trouver quelques occupations dans mes journées longues et moites (merci Dame Nature). Les sorties se trouvant de fait quelque peu réduites en durée, il faut varier les plaisirs.

Il fut un temps où lire était (presque) mon passe-temps favori et puis cette envie s'est étiolée avec le temps (et les lectures obligatoires de 1ère Littéraire, ça vous coupe l'herbe sous le pied)... Je me suis donc rabattue sur cette boîte qui transmet le son et l'image : la télévision! Ah la télé, je l'aime ma télé, surtout quelques programmes bien choisis qui me donnent la sensation d'être un peu moins stupide en éteignant l'engin.

Le Magazine de la Santé, Envoyé Spécial, Zone Interdite, Capital... Je ne les louperai pour rien au monde ou presque, il faut tout de même garder les pieds sur Terre. Et oui, parce que depuis quelques temps, vous l'aurez sans doute remarqué, les programmes proposés baissent en qualité et je ne parle même pas du côté estival de la chose, j'y reviendrai plus tard dans ce billet.

"Les nouveaux endroits où il faut être vus", "La délinquance sur la Côte d'azur/Basque", "A qui profite la crise?", "Les nouveaux riches" et le top du top "Je change de vie" / "Ma nouvelle maison écolo" / "J'ai 11 enfants et j'adore ça!"... Voilà un florilège des reportages les plus vus ces derniers mois, encore et toujours. On a compris. Alors soit les frenchies que nous sommes ont besoin qu'on leur répète sans cesse les mêmes phrases et images pour que ça rentre, ou alors les boîtes de prod manquent cruellement d'imagination!

Il fut aussi un temps où des magazines du type "Envoyé Spécial" ou "Zone Interdite" nous emmenaient dans des contrées inexplorées. C'est fini, ou presque. Désormais, place au business de la crème solaire (chaud bouillant!) ou à la fabrication du savon de Marseille. Ok, c'est intéressant, mais où est l'audace? Alors si je veux m'instruire un peu plus et me forger des opinions, je fonce sur "Spécial Investigation" et "L'Effet Papillon" sur Canal +, les seules émissions que j'ai en clair et dont la ligne éditoriale me semble un peu plus fouillée.

Côté estival maintenant, je pleure. Tel un marronnier, je me sens chaque année un peu plus délaissée par les programmes télé. On ne change pas une équipe qui perd. Rediffusion en pagaille, qualité médiocre, des jeux, encore des jeux, toujours des jeux ou mieux, les best-of du rire parce que nous sommes tous priés de se fendre la poire. Non merci, ça va aller.

Et puis un jour, je suis tombée sur MTV l'original. Et là, les bras m'en sont tombés (encore pour ceux qui suivent ma life ;)). Parental Control, Je veux bosser pour Diddy, Dismissed... C'est lourd, du très très lourd. Je me demande comment les parents peuvent laisser leurs ados regarder ces programmes abrutissants et pour certains avilissant pour l'image de la femme, non pas que je sois une acharnée de la question (voire même pas du tout). On se marre la première fois qu'on regarde ça, puis on passe par la case navrée pour terminer par la case zapping définitif.

L'été, on nous parle sans cesse des grilles de rentrée des chaînes/radios, du mercato, de qui ira sur quelle chaîne, etc. C'est fort intéressant, surtout dans mon métier. Mais j'aimerais bien aussi pouvoir avoir l'occasion de regarder des documentaires que je ne pourrais pas voir en semaine dite normale, des films un peu plus pointus ou bien encore des portraits de personnes historiquement célèbres (pas Lindsay Lohan par exemple...). En résumé, j'aimerais pouvoir me cultiver un peu quand je n'ai pas l'opportunité de sortir dans un musée ou simplement, d'aller au cinéma.
Et oui, car non seulement je pense à ma pomme, mais ayant eu la joie de faire un court séjour à l'hôpital, je pense également à tous ceux qui n'ont que cette fenêtre sur le monde pour se changer les idées au quotidien, que ce soit en hôpital bien sûr, mais aussi en maison de retraite ou ailleurs.

Alors il ne me reste plus qu'une chose à faire et ce n'est dorénavant plus une corvée, mais un plaisir : éteindre, apprécier le silence et lire, tout simplement!
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jeudi 22 juillet 2010

mercredi 21 juillet 2010

Un peu, beaucoup... beaucoup de BDs!

La BD à acheter d'urgence!
Pour fêter l'avènement de la nouvelle mouture de "Bulles de Flo" (d'ailleurs, vos commentaires sont les bienvenus), voici un nouveau petit post sur mes premières lectures de l'été!

Voilà un moment que je cherchais désespérément Serial Shoppeuse de Tokyobanhbao. J'accroche vraiment à l'univers de l'illustratrice. C'est simple : j'adore!! Et puis soyons honnêtes, même si les soldes et moi, nous ne sommes pas très potes, je suis tout de même un peu fashion presque pas victime à mes heures perdues. Alors c'est avec un enthousiasme sans limite que je me rends chez Virgin avec la ferme intention de trouver l'oiseau rare. 

Déjà, premier choc, les trois étages à se "taper" (sans ascenseur pour les personnes à mobilité réduite, donc moi) pour qui souhaite acheter ne serait-ce qu'une seule BD. J'ai la haine à ce moment-là. Bref... Me voici enfin au dit étage et je cherche, je fouille, me voilà dans la peau d'un chercheur d'or. Non mais parce qu'il faut bien se rendre compte que si vous voulez acquérir "Cadavre Exquis" de Pénélope Bagieu, rien de plus simple, il y en a partout! Mais point de Serial Shoppeuse à l'horizon... 

Je cherche et je tombe (enfin) sur ma petite BD toute mignonne. Il ne reste que quatre exemplaires, je fonds donc sur ma proie tel un faucon affamé. Je sens que je vais bien me marrer. Et j'ai raison.

Les situations, l'humour, les dessins (ah si j'osais, j'aimerais bien avoir ma bouille croquée par l'auteur(e)), tout est drôle et tellement vrai. Bien entendu, les clichés pleuvent, mais c'est cela qu'on attend. Je vous aurai bien mis une ou deux planches, mais je doute que ce soit apprécié, droits d'auteur obligent. Alors je n'ai qu'un seul conseil, foncez ou cliquez, mais n'attendez plus et attrapez la fièvre acheteuse!!!

Bon et puis tant que j'y étais, j'ai cédé à l'actualité en prenant également Tamara Drewe de Posy Simmonds, actuellement dans les salles obscures et mis en scène par Stephen Frears. A la base, je n'étais pas trop attirée par ce roman graphique et par l'histoire elle-même. Et puis j'ai plongé et aimé. Les dessins sont "sympathiques" et le mélange des genres (roman + BD) n'est pas plus gênant que ça contrairement à ce que je pensais.

L'histoire, une jeune journaliste s'étant fait refaire le nez revient dans sa petite bourgade anglaise, dans le trou du biiip (censuré) du monde si vous me permettez l'expression. Évidemment, autour de cet événement, toute une galaxie de personnages gravite avec leurs histoires personnelles et dans l'air du temps.

En résumé, c'est frais, l'intrigue est intéressante et le dénouement inattendu. A conseiller pour celles et ceux qui aiment l'humour et le grinçant léger à l'anglaise!

Sur ce, je vais incessamment sous peu commencer à lire quelques polars dont je vous ferai bien entendu le résumé sur ce blog!
Fin de la transmission
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SOS Urgo bonjour!

L'été n'est pas mon ami, loin s'en faut. Je le vois arriver avec ses gros sabots, sa chaleur, sa moiteur, son soleil traître et surtout... ses chaussures!!!
 
Déjà, à la base, je n'aime pas la chaleur. Et oui, une fois désapée au maximum de ce que la pudeur/légalité nous autorise, on a encore chaud! Et puis la pollution, les mamies qui chauffent, etc., etc., bref, j'ai tout une valise d'arguments contre l'été. Mais si je ne devais en choisir qu'un, ce serait assurément celui-ci : que vais-je bien pouvoir coller à mes pieds?!!! Et oui, je vous pose la question!!!
Dotée d'une peau malheureusement aussi fine qu'une feuille de papier à cigarettes OCB, mes petits petons souffrent dès que leurs amies les chaussettes/socquettes disparaissent. Revenez, on a les mêmes à la maison!!! Mais rien n'y fait. Chaque année, comme les cloches de Pâques, les beaux jours et les températures trop hautes reviennent en force.

Alors il faut chercher. Chercher les quelques paires de sandales qui ont passé le dernier été et surtout, celles qui ne vous ont pas remasterisé le pied façon le Retour de la Momie. Parce que le fond du problème est là : les ampoules!!! J'ai mal rien que d'y penser.

Petite, moyenne, grande, aucune ne m'échappe, aucune ne me résiste. En sandales à brides, en mocassin, en baskets, "elles" sont là, "elles" ne me lâchent pas. Elles apparaissent au prix de douleurs intenables (et de cinq minutes de marche) ou comme par enchantement. Le matin, pop!, une de plus au compteur, on ne saura jamais comment elle est arrivée là. Résultat des courses, l'achat de chaussures ad hoc relève du parcours du combattant.

Les Repetto? "Vous verrez, ce sont des chau-ssons!" m'ont assuré ma mère et la vendeuse. Le lendemain, pas de bol. Ampoules : 1 / mes petons : 0. Et au prix de la paire de mocassins, j'ai l'angine qui monte.

Les ballerines? Ah pas mal. Nous avons un gagnant. Je ressors fière comme Artaban avec mon paquet sous le bras. Le lendemain, j'ai les talons en sang. Je perds patience.

Les Birkenstock (oui, j'ai regardé Envoyé Spécial ;))? J'ai cherché, je n'ai pas trouvé ou si, mais franchement là, je ne peux pas. C'est trop moche. Au suivant.

Les tongs? Alors comment vous dire... Non contente d'être un nid à pansements et de participer activement à la future retraire des actionnaires d'Urgo et d'Hansaplast, il semblerait que je ne sois génétiquement pas préparée à marcher avec des tongs. C'est bête comme chou, mais la tong part toute seule en avant en laissant mon pied seul avec lui-même. C'est étrange vous avouerez, mais véridique. Alors j'ai tout essayé. Les orteils crispés, pas crispés, la démarche svelte et légère, le pas altier... Que dalle, la tong se barre. Elle a peur, sans doute.

Résultat des courses, mon sac est une pharmacie ambulante et mes talons, sans parler des mes petits orteils tout mignons, une oeuvre d'art contemporaine dédiée à la Douleur. C'est chouette, mais fatiguant à la longue. Bon et puis les chaussettes dans les sandales, ce n'est pas encore pour tout de suite, il me reste encore un semblant de souci fashion que je ne peux mettre de côté.

Et c'est là que je me rends compte que mes préoccupations estivales sont, allez, totalement superflues. Et la marée noire? Et les tempêtes? Et la guerre en Irak/Afghanistan? Ok ok, mais à quoi servirait l'été si on ne peut plus avoir l'esprit léger? ;)

C'est sur cette belle pensée que je m'en vais prendre un bon bain... de pieds!
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lundi 12 juillet 2010

Solde sur les soldes au 1er étage!!!


7h. Je bouge un pied, puis une jambe, puis les deux. Je me redresse. Le mental à fond. Je me lève, rien ni personne ne peut me stopper dans cet élan. Je suis une winneuse, rien ne me résiste. Dix ans que j'attends ce moment de plénitude, de sérénité intérieure. Aucun éclair de je-m'en-foutisme ou pire, de moquerie envers les incultes ne traversera mon esprit. Je comprends, mieux, j'agis comme mes congénères.

J'ai fait des repérages la veille. Je me sens bien, zen. Le petit-déjeuner est vite avalé et la garde-robe soigneusement préparée depuis quelques jours me rend invincible. Des vêtements amples, rapides à enlever avec les chaussures ad-hoc. Efficacité dans l'éxécution des tâches. Mon mantra en tête (je suis une winneuse, je suis une winneuse), je franchis le seuil de l'appartement, sûre de ma prochaine victoire.

Il est encore tôt, mais comme d'habitude, les transports en commun sont bondés. Un avant-goût de ce qui m'attend? Très bien, j'en ferai mon affaire dans quelques instants. Après tout, rien ne me résiste. Je me répète, mais c'est un fait. Une petite trotte et me voilà, parmi d'autres, à attendre l'ouverture des portes. Un oeil à gauche, un oeil à droite : que des concurrentes dont l'amateurisme certain me fait sourire. Je vais toutes les écraser.

Les portes s'ouvrent enfin. Lumière crue et musique forte, je suis aux anges. Je ne marche pas, je cours, que dis-je, je vole vers les escalators. Une blondasse suivie d'une brunette me barrent le passage. Qu'à cela ne tienne, je fais mine de m'intéresser au stand derrière le poteau. Là, c'est sûr, il y a de bonnes affaires! Quelles cruches, elles ne résistent pas. Mais Barbarella bouche encore le port avec son Vuitton copié. Ote-toi de là que je m'y mette!!! Pousse-toi!!! Ok, elle veut la guerre la blondasse (encore! C'est fou comme ces journées attirent les... Pas d'insultes, je reste zen)!!! Dégage!!!!

Et là, je le vois. Beauté parmi les Beautés. Ultime sacrifice de mon porte-monnaie de l'année. Je le veux, il est à moi. Il n'en restera qu'un. Il sera A MOI!!! Malheureusement, nous sommes trois à l'avoir vu. Le prix en fait reculer une, tandis que l'autre souffle de l'air chaud via ses naseaux de taureau. Elle me fixe d'un regard mauvais, prête à en découdre. Ses ongles sont comme des griffes et sa chevelure me fait penser à la Gorgone. Surtout, ne pas la regarder, je pourrais rester figée. Je bande les deux muscles qui me restent, prends mon élan et chippe au vol la Beauté parmi les Beautés. Elle hurle de dépit et je savoure ma victoire, repue et satisfaite.

Je suis venue pour une seule chose. J'ai vaincu.

Les autres autour de moi se chamaillent à tout va pour un pull, une étole. Je laisse vagabonder mon regard, on ne sait jamais, je pourrais tomber sur une autre perle rare. L'objet qui me fera autant frissonner que ma Beauté parmi les Beautés. J'aime ce jour. Il restera gravé à tout jamais dans ma mémoire. L'instant fut court, mais bon, intense. J'en ai encore la chair de poule. Rien ne me retient, il est temps de rentrer au bercail et de profiter du reste de la journée. J'ai mis dix longues années à les aimer, mais il fallait bien ça pour en devenir la Reine. Les Soldes, mon royaume.

...

C'est bien joli tout ça, mais toute ressemblance avec une personne/situation ayant vraiment existé serait purement fortuite!!! Tout ça, c'est de la contrefaçon!!! Et oui, car depuis dix ans au moins, depuis le moment où je suis en âge de comprendre ce que sont les soldes (et faire les magasins en général), ma vue se trouble, mon coeur palpite, la nausée en viendrait presque à mes lèvres... JE HAIS les soldes!!!! J'éxècre toutes ces bonnes femmes qui se ruent tels des joueurs de rugby sur LA fringue à ne pas louper. Je suis perplexe, je ne comprends pas la Nature Humaine qui transforme des ladies en furies les premiers jours de cette période délicate pour la gente féminine.

Pas plus tard que samedi, donc quelques respectables jours après le lancement officiel, la foule est dense, le bruit insupportable, les stands inacessibles. Ah mon Dieu, sortez-moi de là. Je ferai tout ce que vous voudrez, mais poussez ces harpies hors de mon chemin!!! Ou alors c'est moi qui m'en charge. Et oui, ça aussi ça fonctionne. Je me transforme assez vite en ladite rugbywoman, mais pour la bonne cause. Laissez-moi passer, dégagez, faites gaffe, je MORDS!!! Evidemment, ça râle, ça "Oh mais dis-donc, quelle mal élevée!"... Ta G**** Pouf****!!! Non mais oh!

Bref, en période de soldes, je suis insortable. C'est la honte pour celle qui me précède/suit dans les rayons. De toute façon, c'est bien simple, les soldes, j'évite. On a chaud, mal aux pieds, la chemise repérée la veille est sur la vieille d'à côté... Un Enfer je vous dis.
Donc, pour parer à toute velléité maternelle de vouloir m'emmener dans le chaudron bouillant, je lui donne carte blanche, elle s'éclate tant qu'elle veut, ce n'est pas mon problème. Et puis c'est comme un chiot, elle en remuerait presque son petit corps de joie, la truffe humide et les yeux larmoyants.
En même temps, si je peux faire plaisir... Vive les Soldes!!! ;)
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vendredi 9 juillet 2010

Welcome to Bichat resort

Mercredi 30 juin, 7h30. Je prends mon petit-déjeuner comme tous les matins. Light celui-ci, car je dois assister à un rendez-vous journaliste au Café de la Paix. Ça tombe bien, je n’y suis jamais allée et le petit-déjeuner a bonne réputation. Bien sûr, je râle un peu, il est tôt et j’ai passé une nuit somme toute assez moyenne (merci le chat, la chaleur, etc.).
 
J’ai soif, je prends mon jus de pomme à ma gauche. Quelque chose cloche. Mon bras droit ne répond pas comme il le devrait. Il s’affaisse. Ok, je me suis encore coincée le nerf de l’épaule, j’avais que ça à faire bien entendu. Mais je ne sais pas pourquoi, je ne suis pas tranquille. Pas le temps de souffler, ma jambe se met à l’unisson. J’ai compris. Je fonds en larmes de peur. Pas besoin de long discours quand on touche un peu à l’univers médical.

Quelques minutes de dinguerie passagère traverse mon esprit… « Pas grave, je vais attendre l’arrivée de mon médecin traitant à 10h, ça devrait aller ! ». Et puis je redescends sur Terre. SOS Médecins 30 minutes plus tard (hum hum), verdict : « Et bien, ce serait bien d’aller faire un tour à l’hôpital ! ». C’est là que le roman de ma vie passe à un autre chapitre.

Trip Advisor des hôpitaux bonjour !

Arrivée aux urgences de Bichat. Plusieurs stades d’attente. La queue pour dire bonjour et donner sa carte vitale, et accessoirement dire ce qui ne va pas. Donc attendre. Un peu. Le service est correct. On m’appelle. Je trottine et entre dans le sas de tri. Comme le bon SOS médecin a eu l’amabilité de faire un petit mot, l’infirmière n’a qu’à le lire. Oui mais non, trop fatiguant. Je me répète donc. 7h30, le bras droit qui lâche, blablabla. Ok, appel à la neurologue de service. En attendant, je suis priée d’aller en salle d’examen sur un brancard. Sur ce, le médecin de garde arrive et me fait quelques tests. Verdict : « Urgences thrombose au box vert »…

J’ouvre des yeux ronds, on ne me l’a fait pas à moi, d’autant plus quand on voit ses propres membres ne pas répondre aux ordres du petit cerveau : « Tenez-vous bien ! Droit ! On ne tombe pas ! »… mais ouais, et la marmotte… Ils sont mal éduqués ces membres ! Quand je sortirai, une rééducation s’imposera ! En attendant, la neurologue est arrivée. Rebelote pour les mêmes tests. Rebelote pour l’appel « Urgences thrombose ». En gros : « Mais putain, vous activez ou quoi ?! ». On me colle (douloureusement comme il se doit) une perf’.

J’en ai pour un moment semble-t-il. Je ne vais peut-être pas rentrer chez moi aujourd’hui. Flûte, je n’ai pas de fringues de rechange… On pense à tout dans ces moments-là. ;)

Transfert à l’IRM (Imagerie à Résonnance Magnétique). Je prends quand même le temps de papoter avec le brancardier, beau gosse aux yeux verts. Si je pouvais en faire mon petit-déj… Ok, ok, les choses sérieuses reprennent. « Vous avez quelque chose de métallique sur vous ? ». Nan, juste mon appareil dentaire derrière les dents. Et là, LA phrase qui ressort à chaque fois (je suis une habituée des IRM) : « Et ça s’enlève ?!!!! ». Nan ! Comme presque tous les appareils dentaires ! J’adore. De mon point de vue, je garde la capacité de râler en mon fort intérieur, c’est donc que tout va bien. Sur ces entre-faits déboulent l’infirmière en chef qui va réaliser ma thrombolyse et l’autre neurologue qui va me prendre en charge.

Les tests continuent. Ma jambe semble moins s’affaler. Je passe l’IRM. Un vrai bonheur comme on n’en fait plus. J’apprendrai quelques jours plus tard qu’à côté de ce que je vais vivre, c’est du « pipi de chat ». Tests. Mon bras récupère. On est hors délai pour la thrombolyse. Il faut au maximum trois heures entre l’attaque et l’injection. D’ailleurs, l’infirmière en chef m’explique que son surnom est « le Destop des artères ». Ok, je vois ce que ça peut faire. :(

Ça se confirme. Je viens de faire un infarctus cérébral. Un caillot a bouché une artère dans la partie gauche de ma tête. Tout le monde s’affole un peu, je n’ai que 28 ans. Je ne réalise pas. Ça viendra plus tard lorsqu’on me parlera d’ « attaque cérébrale ». J’ai fait un AVC (Accident Vasculaire Cérébral), une attaque. Ok. J’imprime en vitesse accélérée et passe à autre chose. En fait non, je ne réalise pas. Toujours pas. Même en l’écrivant. Ça me passe au-dessus. C’est une autre personne qui a eu ce problème. Pas moi. On verra bien.

J’arrive dans le service des soins intensifs de l’attaque cérébrale (encore). Un service spécialement dédié. Je suis de loin la plus jeune. Et commence la valse des pleurs. Je me liquéfie, malgré toute la gentillesse des infirmières. La crème des crèmes. Je les recommande fortement en cas de problèmes au cerveau. Pas encore le droit de me lever. Bah oui, mais j’ai envie de faire pipi moi ! Le bassin ? Cours toujours ma belle ! On va demander si j’ai le droit de me lever. Frères et sœurs priez pour moi… Elle revient ! Hourra ! J’ai gagné ! ;)

Ma mère, qui m’accompagnait, rejoint seulement le service, trois heures plus tard. Elle était restée plantée aux urgences, sans que personne ne vienne la prévenir. - 10 pour l’accueil ! Commence la ronde des examens et surtout de la parlote. « Alors vous avez eu ça et çi et ça dans votre enfance, ce n’est pas normal ! ». Sans rire. Je vois le truc arriver. Cobaye attitude. Ils kiffent, je le vois dans leurs yeux. Youpi

Les jours suivent et se ressemblent. Piqûres, examens, pleurs, prises de constantes, pleurs, pleurs, pleurs. Heureusement, des éclaircies pointent dans l’orage de ma vie. Vous. Une pluie de messages de soutien. C’est bon, ça fait chaud au cœur. Ça me remettrait presque en selle. Presque, si la perspective d’un examen « de la mort » ne m’effrayait pas à ce point là.

ETO. Echographie Trans Oesophagienne. Jusque là, rien de bien transcendant. Echographie suivie par l’ingestion d’un tube de fibroscopie pour voir les parties invisibles… en étant éveillée. Une fibro réveillée. Vous m’avez bien regardé ? JAMAIS !!!! Moi qui ne supporte même pas la languette du médecin en faisant AAaaaaa, vous espérez sérieusement que je vais me laisser faire ?! Vous avez mis quoi dans votre café ce matin ? Un conseil, passez au Banania.

La ville entière se relaie pour passer la bonne parole. C’est indispensable, il faut le faire, c’est pour votre santé, et si un caillot était resté coincé ? Le petit ange sur mon épaule gauche le sait bien, il faut en passer par là. Je m’incline en posant, encore une fois, mes conditions. Je ne suis pas la petite fille fragile qui dit Amen aux bons docteurs savants. J’en ai trop vu, trop fait. Je veux être shootée, et pas qu’un peu. Débrouillez-vous comme vous voulez. C’est ça ou je prends le risque. J’ai gagné, mais quelque chose me dit que tout ne va pas se passer comme prévu.

J’ai raison. Lundi matin. Cinq infirmières s’acharnent autour de mes veines pour installer une nouvelle perfusion. 45 minutes de bagarre avec le bras gauche, puis le droit. Je pleure, je grille un fusible. Pas contre les infirmières, elles le savent bien. J’ai un mauvais pressentiment. Ça va mal se passer. L’Atarax censé me calmer avant d’arriver dans la salle d’examen ne passe pas. La perf’ est fermée. J’arrive parfaitement réveillée. On commence par la banale échographie. LE moment arrive.

« Nous allons vous mettre ce gel au fond de la gorge. Vous le gardez et l’avalerez ensuite. Ouvrez la bouche ! ». Ok, compris. A peine le gel atteint-il son but que je le vomis. Ça promet. On recommence, une fois, deux fois. Ma gorge doit être anesthésiée. On enchaîne avec un spray. Même conséquence. On recommence. Je perds patience ou je m’affole, toujours est-il que je vois gros comme une maison que je ne vais pas être suffisamment assommée pour l’examen. L’injection du produit qui doit me mettre dans les vapes approche, mais je dis stop. On arrête, je refuse de souffrir plus. La neurologue qui réalise mon écho cardio (on peut être neurologue et faire ce type d’examen, on en apprend tous les jours) me promet que si ça ne fonctionne pas du premier coup, on stoppe tout. Ne pas faire l’enfant. J’accepte.

Entre deux eaux, je ne supporte pas la fibro, me relève, vomis tant et plus. Je suis maintenue de force par quatre paires de mains, peut-être cinq, je ne sais pas. Je ne peux pas parler, je vomis encore et toujours. Par pitié, arrêtez tout. Par pitié, stoppez tout ça. Je n’en peux plus. Retour dans la chambre. C’est fini. Quelque chose colle. Mon Dieu, ils m’ont renvoyé au bercail couverte de vomi sur la taie d’oreiller, le traversin, la chemise de nuit, le drap… Plus jamais ça.

Cet épisode passé, il me reste encore quelques examens plus anodins à passer. IRM (again), scanner, sans compter les prises de sang. Il semblerait que ce soit compris dans le forfait pension complète 8 jours/7 nuits. Classe. Peu importe, le plus dur est passé. Faites-vous plaisir. Et puis les infirmiers et mières essaient de me changer les idées. Il n’y a pas à dire, le personnel est à la hauteur. Entre l’hétéro black qui transpire la gay attitude, celui qui vanne sa chef, ladite chef qui zappe le prénom de la petite stagiaire, elle-même étant fort sympathique, je suis servie. Tout le monde est au petit soin, de jour comme de nuit, au sens propre, car comme dans tout bon hôpital qui se respecte, la prise de constantes s’effectue toutes les 5 heures environ…

Le bout du tunnel, enfin. La sortie approche. Je dois encore passer l’IRM qui n’arrive pas. Problème de communication entre les services. Une journée supplémentaire passe, plus une deuxième. Je suis attendue pour 7 heures du matin, on me réveille à 7h40. Encore une journée loupée, ce sera bon pour le lendemain. Que nenni, le brancardier attend devant ma chambre. Hop hop hop, au boulot ! – 5 pour l’organisation.

Il est l’heure de rentrer chez moi. On me prévient que le retour at home risque d’être brutal, que tout le monde ou presque passe par la case déprime. Je suis prévenue. Effectivement, je me sens mal en rentrant. Tout ce bruit, cette chaleur. Mes repères, où sont mes repères à la maison ? J’ai mal, mal à la tête, mal à la jambe. Ce sont les séquelles, mais je me fais des films en 3D, les lunettes en moins. Je vais dormir, encore et encore, prendre l’air ensuite. Mais avant, prendre soin de moi, vite. Gommage, soin, masque, je suis marquée, je dois tout effacer. C’est bon d’être à la maison. Je revis. Je suis là et j’en profite.

Prochaines étapes : manucure, massage et cinéma. Shrek and Co m’attendent, je dois y aller ! Vive les vacances !!!!
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