mardi 12 août 2014

Hier, je me suis achetée des cheveux...

J'ai envie de vous parler d'un sujet intime, que j'essaie de prendre "à la légère" à l'extérieur, mais qui me ronge de l'intérieur. C'est un sujet qui impacte peut-être plus fortement les femmes, parce que ce souci touche directement la "féminité". J'ai 32 ans, et je souffre d'alopécie.
J'ai eu des cheveux longs un jour. Quand j'étais petite. Et par longs, j'entends jusqu'au milieu du dos. Des cheveux raides et noirs. J'avais cependant plus souvent une coupe mi-longue aux épaules. Et puis un jour, je les ai perdus. En novembre 2011, j'en avais déjà parlé, donc je ne vais pas faire un simple copier-coller.

Depuis quelques années, je supporte très difficilement mon reflet dans le miroir. A cause de ma taille de guêpe qui a vraiment trop abusée de fleurs et de choses sucrées, mais aussi à cause de ma tonsure à la Zidane. Impossible de regarder une photo où l'on me voit de dos par exemple, parce que l'on verra toujours ce trou dans mon crâne. J'en ai tellement honte. Alors hier, j'ai sauté le pas et je me suis rendue chez Any d'Avray, spécialiste des postiches, perruques et autres "solutions capillaires".

Franchement, c'est extrêmement dur de sauter le pas.
Il faut mettre sa honte de côté, prendre son courage à deux mains et y aller. Cela m'a pris quelques respectables années jusqu'à ce que je n'en puisse simplement plus. Les larmes qui coulent systématiquement dès qu'une photo croise mon chemin, c'est nerveusement insupportable.

La même en un peu + court
Le rendez-vous est pris, il faut y aller.
La conseillère est très sympathique et s'évertue à me mettre à l'aise. Après un petit temps "d'adaptation", je me détends (enfin j'essaie). Il est temps d'essayer la première solution "Top Secret" en fibre (cheveux synthétiques).
Ayant des cheveux courts, cette perruque me correspond assez bien, même si l'ensemble, tout droit sorti de la boîte, a encore besoin d'un bon brossage pour ressembler à quelque chose.

Au premier essai, je ressemble plutôt à l'héroïne d'Hairspray qu'à autre chose. J'ai un peu de mal à me projeter avec cette tête, mais l'idée fait tout de même son chemin.
Tellement de choses me passent par la tête... Que vont en penser mes amis, mes collègues... et pire, les clients qui me connaissent déjà avec trois poils sur le caillou ? Que c'est dur...

Pas mal, mais il va falloir aplatir tout ça !

On enchaîne avec le Top Secret "Créatif", un peu plus long pour un carré sympathique.
C'est celui-ci qui a unanimement conquis mes amis sur les réseaux sociaux. Gloups, aurais-je fait une erreur ?! Je ne l'ai finalement pas choisi, même si j'ai vraiment bien aimé l'effet obtenu. En effet, d'une coupe très courte, je serais d'emblée passée à un carré court. Quitte à évoluer, autant y aller à fond ? Oui, mais non... J'ai déjà du mal avec l'aspect "perruque à 32 ans", alors ce changement est peut-être trop radical pour moi. 

Petit carré tout mignon

Et on termine juste pour le fun avec une troisième option et des cheveux encore plus longs. C'est un peu du n'importe quoi, mais ça m'a fait marrer d'avoir à nouveau une telle longueur de cheveux l'espace d'un instant.


Enfin voilà.
Je suis donc ressortie avec des cheveux synthétiques en plus et 299€ en moins (349€ si j'avais choisi l'option carré court). C'est moins cher que prévu, mais c'est tout de même un sacré budget ! Je devais me faire un tatouage, il attendra.
Je me suis baladée avec ma nouvelle choucroute sur la tête pendant une bonne heure, en me "checkant" assez régulièrement dans les vitrines. Je n'ai décidément plus l'habitude d'avoir des cheveux.

En rentrant à la maison, premier réflexe : enlever ce postiche. C'est marrant, on dirait une méduse échouée sur le rivage. Il va falloir que je m'habitue à la positionner sur mon crâne !
Me voici donc à nouveau devant le miroir de la salle de bain, avec des cheveux fins, plats et quasi inexistants sur le dessus. Encore une fois, j'ai peur. J'ai vraiment peur de la réaction des autres, de ceux qui me connaissent "sans". J'appréhende les regards, les coups d'oeil furtifs pour voir si "ça se voit". Les mots dans mon dos "Elle porte une perruque, c'te honte"... Et quand mon futur "prince charmant" voudra me passer la main dans les cheveux, que se passera-t-il ? J'en ai mal au ventre d'avance.
A la limite, si je devais tout recommencer à zéro, avec des inconnus, je l'assumerais sans doute mieux. Mais là, la honte ne s'est pas évaporée d'un coup de baguette magique, loin de là.

Je suis faite totalement de travers, Prévert aurait de quoi compléter son inventaire. Je suis fatiguée de tout ça, mais il faut bien avancer. Alors je mets, enfin j'essaie de mettre mes scrupules et mes doutes de côté pour aller plus loin et avoir confiance en moi.
Il faut que je trouve un petit nom à ma méduse. Des pistes peut-être ? ;)


dimanche 10 août 2014

C'est l'heure du "Tea-time" au Mandarin Oriental

Je ne suis pas familière des hôtels de luxe, loin de là. Pourtant, tel un papillon devant une source de lumière, j'ai toujours été attirée par ce type d'établissements. Et à force de lire les aventures "palace" de mes amies blogueuses, j'ai décidé de prendre sur moi et de franchir le pas avec un "tea time" au Mandarin Oriental.
 
Les hôtels de luxe, 4 et 5 étoiles, les palaces... et bien c'est simple, tout le monde peut y aller (à condition, bien entendu, d'en avoir les moyens) ! Je suis plutôt du genre ultra-timide, à ne pas oser entrer dans un établissement un tant soit peu "chic" et clairement destiné à une clientèle triée sur le volet. Mais pour une fois, j'ai choisi de mettre mes principes en carton de côté et franchement, je ne le regrette pas.

Situé rue Saint-Honoré dans le 1er arrondissement de Paris (à deux pas de la place Vendôme et de la Concorde), le Mandarin Oriental possède 138 chambres, 39 suites dont une "Mandarin Royal" avec une vue à 360° sur Paris. Autant vous dire que cette partie de l'hôtel restera inaccessible. 
Pour mon "tea-time" (j'adore), je me suis donc rendue avec ma môman au "Camélia", le restaurant de l'hôtel qui propose de la "haute-cuisine". Son chef est Thierry Marx, excusez du peu.


Dès l'entrée, l'atmosphère paisible et raffinée de l'hôtel vous enveloppe pour ne plus vous lâcher. Le personnel est présent, sans être étouffant. Et personne ne vous fait sentir que vous n'êtes pas forcément "à votre place". C'est très appréciable et du coup, on peut profiter pleinement de ce moment exceptionnel. Une fois assise dans le jardin, impossible de ne pas être sensible au charme du lieu.
Il est temps de commander nos "gourmandises" composées par le chef pâtissier Pierre Mathieu. Le Nectar (gâteau léger amandes et abricot), le 100 % (croustillant streusel cacao, biscuit moelleux chocolat noir, ganache chocolat noir praliné et fleurs de sel, crémeux chocolat lait, bavaroise chocolat noir 70% Vénézuela) et le Tutti-Frutti (sablé amandes, dacquoise coco, mousse aux fruits exotiques, fruits frais) nous font clairement saliver.


Après quelques minutes, nous nous tournons vers la Tartelette Framboise (pâte sucrée, confit de framboise, crème d’amande, chantilly vanille et citron, framboises fraîches) et l'une des pâtisseries "star", le Saint-Honoré (pâte à choux, feuilletage, crème pâtissière à la vanille, caramel et crème légère vanille). C'est un pur délice. Frais, léger, fruité... Un vrai plaisir gustatif.
Nous les accompagnons d'une limonade de mon côté et d'un thé "Perles de Jasmin" pour ma mère.

Nous prenons notre temps, personne ne vient nous demander d'accélérer ou de payer. Le temps est suspendu dans ce magnifique jardin. Nous apprenons même que l'hôtel possède sur son toit une ruche de 50 000 abeilles (!) à la faveur de la visite impromptue de l'une d'entre elles, attirée par ma limonade. Lieu d'exception = réaction mesurée, j'évite donc de m'afficher en poussant des petits cris apeurés. Bel effort unanimement salué par ma petite personne.
Malgré l'envie et l'autorisation du service com' de l'hôtel, j'ai également choisi d'éviter de passer pour une touriste en sortant mon appareil photo. Je sais, je sais, c'est con. Mais bon.


Si vous le souhaitez, vous pouvez également repartir avec une ou plusieurs douceurs grâce au "Cake Shop" qui propose toutes les pâtisseries à la vente "à emporter". J'ai longuement hésité à prendre des petits sablés qui valent à eux-seuls le déplacement, c'est dire. Ils sont proposés en guise d''amuse-bouches" en attendant votre commande. Ils sont à se damner. Je pense qu'un mini sablé contient une demie plaquette de beurre, mais Dieu que c'est bon !

La "douloureuse" arrive.
Deux pâtisseries + un thé (la théière à disposition) + une limonade = 54€. Et oui, aïe, mais j'avais prévu le coup, heureusement. Dans ce prix, vous avez le lieu, son charme absolu, un service optimal et évidemment, d'excellentes pâtisseries. Et puis ce n'est pas une "sortie" que je ferai tous les week-ends, donc il faut savoir se faire plaisir quand on peut.
 
J'ai déjà eu l'occasion de tester pour des raisons professionnelles le "tea-time" du Burgundy, je vais donc donner de ma personne et y retourner dès que possible pour vous en faire un compte-rendu aussi fidèle que possible. Pour toi, public.
Pour terminer, si ce type d'endroits vous attire, mais que vous n'osez pas y mettre les pieds, je n'ai qu'un conseil : foncez ! Vous serez surpris par l'accueil et la prévenance du personnel qui saura vous mettre à l'aise. Mis à part le côté financier, pourquoi s'en priver ?