vendredi 30 janvier 2015

[Cinéma] Coup de foudre pour "Une merveilleuse histoire du Temps"

Voilà bien longtemps que je n'avais pas eu un aussi joli coup de cœur pour un film. Comme ça, au moins, ça pose directement les choses. Une merveilleuse histoire du Temps (ou The Theory of Everything in english, titre beaucoup plus beau et profond à mon humble avis) est un film tiré de la biographie de la première femme du célèbre physicien et cosmologiste Stephen Hawking.

Alors comme ça, de but en blanc, ça pourrait paraître chiant ou un peu perché. Ce n'est ni l'un, ni l'autre, c'est juste beau. J'ai adoré, même avec un petit 1/4 d'heure, voire 20 minutes de trop. C'est bien le seul bémol de ce film. 


Donc, commençons par le commencement.
Stephen Hawking est l'un des plus brillants, si ce n'est le plus brillant cosmologiste de ce siècle. Ok, il est controversé sur certains points, mais à ce niveau, j'avoue que je n'ai aucun avis sur la question ! Âgé de 73 ans, Stephen H. souffre d'une SLA assez cognée qui l'a laissé handicapé, incapable de se mouvoir, mais qui n'a pas touché son intelligence hors du commun. Il est l'auteur du best-seller "Une brève histoire du temps", un livre censé vulgariser la cosmologie, le Big Bang et les trous noirs. Bon, je l'ai à la maison et question vulgarisation... il faut s'accrocher tout de même.

Le film relate donc la rencontre de Stephen H. avec sa première épouse, Jane Wild, qui l'a accompagné de nombreuses années et qui lui a donné trois enfants, sachant que les médecins ne lui donnaient que deux ans à vivre au moment du diagnostic. En parallèle, on suit le cheminement du scientifique pour établir ses théories et les faire reconnaître par ses pairs.

Ce film est beau, les acteurs sont formidables (en particulier Eddie Raydmane qui se métamorphose tout au long du film pour incarner Stephen H. et qui vient de remporter un Screen Actors Guilds Award amplement mérité pour ce rôle) et la photographie est sublime. Le film est fait de couleurs douces, d'un autre temps, qui m'ont transporté d'un bout à l'autre de la séance.

Reparlons du casting :
Eddie Raydmane donc arrive à être d'une choupitude absolue au début du film avec un regard si intense qu'il m'a fait chavirer. Je suis une midinette dans l'âme. Sinon, il a clairement trouvé ici un rôle à Oscar. Tout y est : l'émotion et la transformation physique dont les américains raffolent tant.
Felicity Jones, qui incarne Jane Wild, n'est pas une actrice supra connue et c'est un tort. Certes, elle n'a pas un rôle "à performance" et a même parfois un jeu légèrement monolithique, mais elle fait parfaitement le job et c'est bien là l'essentiel.

Les acteurs secondaires sont ici pour "servir la soupe", mais tout se passe pour le mieux, pas d'erreur de casting à mon sens, notamment avec Harry Lloyd qui, ma foi, serait le bienvenu chez moi un dimanche matin avec les croissants.

Alors évidemment, certains critiques ne peuvent déjà pas s'empêcher de pointer du doigt la réalisation "académique" et le côté peut-être "simpliste" de l'histoire. Je m'en fiche comme de ma première chemise. Pour une fois justement qu'un réalisateur ne se triture pas les méninges pour proposer quelque chose d'indigeste et de chiant sous prétexte de culture et/ou de coolitude, ça me va très bien !
Je ne peux que vous conseiller d'aller voir cette petite pépite qui reste assez discrète dans les médias et qui pourtant vaut le détour. Et en VOST par pitié (ne serait-ce que pour l'accent anglais qui fait beaucoup dans ce film).

A vous les studios !


mercredi 28 janvier 2015

[Je râle] Et la politesse, bordel ?!

Tiens, ça faisait un petit moment que je n'avais pas râlé sur mon propre blog. Râler, vociférer partout, tout le temps, je sais faire, donc autant partager mon désarroi avec vous. Donc pour en revenir à nos moutons... Et la politesse, bordel ?!


Des mails, j'en reçois à la pelle.
Que ce soit en version pro ou perso pour le blog, j'en ai minimum quelques dizaines par jour. La plupart du temps, tout va bien. Et parfois, ça coince. Vraiment. A tel point qu'un peu d'huile n'y ferait rien, quand on sait que c'est presque pathologique. Ni bonjour, ni hello, hi, merde ou yo (un mail commençant par yo me ferait lever quand même le sourcil...), sans parler du reste. Parfois, les jours de chance, je n'ai rien dans le mail, juste un transfert de pièce jointe avec un joli carré blanc en guise de conversation.

Et ce fail absolu concerne tout le monde, pro comme perso.
Les agences de RP qui se sont mises au RP blogueurs en transférant un mail avec "FWD" apparent, sans un mot, juste le CP copié-collé... ça va bien ! Les mails pro dont le bonjour est clairement en option (sans parler du cordialement, merci, bonne journée... alors là, c'est dépassé), ça me gonfle tout autant. L'excuse bidon du précieux temps de l'interlocuteur n'est absolument pas recevable.
On est des z'humains, merde ! 

Alors je dis STOP.
Suis-je, avec quelques spécimens de la race humaine, si ringarde que je n'ai même pas le droit à un fichu (et simple) bonjour ? Suis-je de la merde ? Du rien enrobé de papier de chocolat ? Un vulgaire presta ou blogueuse bonne à manger du foin ?

J'ai été, malgré moi, assez bien élevée par mes parents. C'est con, j'ai des restes.
"Dis bonjour et merci à la dame". Que c'est pénible quand on est enfant d'entendre inlassablement cette même rengaine ! Et puis un jour, on grandit et se prendre un mur quand on salue quelqu'un - le chauffeur du bus ou la boulangère par exemple - devient assez désagréable. Du coup, c'est un cercle vicieux. Tu ne veux pas me répondre ? Et bien ton bonjour, tu peux te le mettre au cul ! Pour ma part, je ne cède pas à cette tentation et je continue, malgré moi, à passer pour la conne de service qui salue à tout va.

Je suis de la vieille école décidément.
Je dis bonjour, au-revoir, merci. Je tiens la porte battante quand je sors du métro et parfois, j'attends même un peu quand la personne n'est pas loin de la porte (un truc de dingue), laisse la place aux femmes enceintes (old school) et vouvoie tant qu'on ne me dit pas de tutoyer, ce qui me fait passer pour une vieille bique dans certaines situations.

Quand je vois certains gamins, accompagnés des parents, se conduire comme des sauvages, ça m'agace. Quand je constate que malgré toute ma bonne volonté, je n'aurai jamais un "bonjour" dans un mail de certaines personnes, je m'énerve, puis je lâche momentanément l'affaire, jusqu'à la prochaine fois.

Janvier est le traditionnel mois des bonnes résolutions.
Et si on prolongeait les choses aux douze autres mois de l'année, en prenant l'habitude d'être poli(e) ? C'est gratuit, ça ne mange pas de pain et franchement, ça fait toujours plaisir.
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